Perspective pour la RTG et la radio rurale : l’AGP et Horoya, laissés pour compte

Dès qu’on parle de communication, on voit seulement la RTG – et dernièrement la radio rurale. Jamais de l’agence guinéenne de presse et du quotidien national Horoya. Deux autres médias d’Etat qui se meurent littéralement, faute d’attention du Département de tutelle. Un département pour autant géré par un professionnel des médias (radio, TV et presse écrite).

Mais à vrai dire, Rachid Ndiaye s’en fout. Ceci est d’autant plus remarquable que dans la politique générale du gouvernement, seules la RTG et la radio rurale ont bénéficié d’attention. Car, déclare le PM, « le Gouvernement vise un accès pour tous les citoyens à une information de qualité délivrée par des journalistes professionnalisés, respectueux de l’éthique et de la déontologie. » Sait-il vraiment que les meilleurs journalistes sont aussi parmi ceux qui croupissent à l’AGP et à Horoya ? Il n’en a cure.

De toute évidence, s’agissant de la RTG et la radio rurale, « Le Gouvernement veillera à renforcer le cadre institutionnel et les infrastructures du Ministère de la communication, à travers notamment le renforcement des sites de diffusion à l’intérieur du pays, ainsi que de l’opérationnalisation du site de diffusion de Kakoulima. » Avant d’ajouter : « Le Gouvernement veillera également à l’amélioration de l’accès des populations aux Médias du service public et au développement des infrastructures de communication audiovisuelle du Ministère. A cet égard, notre ambition est de parvenir également à : la construction de nouvelles stations de la Radio rurale ; au lancement de la station terrienne de la RTG Koloma ; et à la modernisation des équipements de production de la RTG Koloma. »

Horoya et l’AGP peuvent déjà creuser leurs tombes. Ils sont aux oubliettes. Un point, un trait.

Jeanne Fofana,www.kababachir.com

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