Pita: Faible affluence des clients au marché central à l’approche de la fête de Ramadan


La pandémie du coronavirus qui a été déclaré en Guinée le 12 mars
dernier impacte fortement les activités économiques.
Pendant que la fête de Ramadan approche à grand pas, on assiste à une
faible affluence des clients au marché central de Pita
Et pourtant, la veille de la fête de Ramadan est souvent l’occasion
pour les commerçants, notamment  ceux évoluant dans le secteur de
l’habillement et des prêts-à porter, découler une grande quantité de
marchandises. Mais cette année, la présence du Coronavirus impacte les
activités.
Une situation qui inquiète de plus en plus les commerçants de la
place. C’est en tout cas le souci exprimé par Raguiatou Barry : « On
ne gagne pas comme d’habitude. Nous n’arrivons pas à écouler notre
marchandise, on n’a pas non plus la possibilité d’aller acheter
d’autres marchandises, les prix grimpent. Nous sommes inquiets car si
nous n’arrivons pas à écouler notre marchandise, d’ici à quelque
temps, les habits seront démodés »
Même son de cloche pour El hadj Amadou Barry qui estime que les gens
manquent des moyens financiers en raison de la crise sanitaire due au
Coronavirus :
« Cette année, le mouvement ce n’est pas comme l’habitude. Même si les
gens ont la volonté d’acheter, ils n’ont pas de moyens. La maladie
fait que les gens ne travaillent pas normalement. Actuellement, un
pantalon se revend entre 70 à 80 000 FG».
Pour Fatimatou Barry, comparé à l’année dernière, les choses sont loin
d’être au bonheur des citoyens :
« Nous sommes assises là et il n’y a aucun client. Vous-mêmes vous
l’avez remarquez. Je vends des cosmétiques et des habits  pour
enfants, des boucles d’oreilles et des habits pour bébé, mais la
clientèle est rare. Comparée à l’année dernière, je peux dire qu’elle
a été mieux rentable. Cette situation est due au coronavirus ».
Habibatou Diallo, une autre marchande de la place soutient que les
clients viennent au compte- gouttes, mais pas comme d’habitude : «
Habituellement, en cette période, les gens se bousculent. Mais avant
cette maladie, la conjoncture était dure », a-t-elle soutenu.
 Depuis Pita, Souleymane Camara pour www.kababachir.com

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