Plainte contre l’imam de Tafory: la rançon du mélange de genres

La Guinée est un pays où n’importe qui peut parler politique. Où n’importe qui parle au nom de tous. Où n’importe qui peut se lever le matin et foutre le désordre. Calibré dans ces entrailles, l’Imam de Tafory (Kindia), un multirécidiviste fourre son nez encore dans une affaire politique extrêmement sensible, car il s’agit de tribalisme et donc qui touche le tissu social déjà largement éprouvé.

Cet homme qui devrait prôner la paix, la non-violence, l’amour du prochain, etc., tranche : «Nous voulons un maire qui est originaire de Kindia». Elhadj Mamoudou Camara touchait ainsi Abdoulaye Bah, candidat de l’UFDG supposé être le possible Mairie de Kindia. Cette sortie du Mollah, oncle d’un autre provocateur qui a pour nom Oyé Guilavogui intervient, alors que les meubles du RPG sont encore fumants, suite au passage fou des militants du parti présidentiel désapprouvant le deal avec l’UFDG. C’est autant dire le risque que vient de prendre cet imam est gros. «Nous sommes à la fois choqué et heureux de savoir que dans notre ville musulmane et chrétienne, il y a encore des notables, des imams, des sages qui tiennent de tels propos concernant leurs fils et filles. Moi je pensais que la Guinée est une République laïque. Je ne pensais pas que la Guinée est une République ethnique, régionaliste. Nous sommes très triste, malheureux, et touché », a réagi sur mosaïque Guinée Abdoulaye Bah, possible Maire de Kindia.

L’imam s’est exposé en faisant un mélange de genres et certainement sûr de son neveu Oyé Guilavogui. El Hadj Mamoudou Camara est à son énième bourde. Cette fois-ci, il est question de le recadrer, de l’assagir, voire de le corriger, à la hauteur de sa forfaiture risquée. Déjà, avec la vive levée de boucliers qu’il a provoquée, le Mollah vit une peur au ventre. Il sait que rien ne sera comme avant : « Je demande aux gens  d’arrêter de m’indexer, je ne suis pour rien. Ce sont les jeunes, les femmes et les vieux du RPG qui parlent ainsi, c’est n’est pas moi du tout. Je demanderais aux gens d’arrêter de véhiculer des rumeurs ou de transformer mes propos. J’exhorterais mes frères  et beaux-frères peulhs de Kindia de promouvoir la paix et la quiétude, et de marcher sur les plates-bandes de leurs ancêtres et prédécesseurs qui ont toujours préservé la paix dans notre cité. Je suis le plus inquiet pour la défense de la quiétude dans cette  ville puisque ma famille est métissée avec les peulhs et toutes les ethnies de cette agglomération », confesse l’imam politique à africa Guinée.

Peu suffisant pour ne pas payer la rançon du mélange de genres. La plainte arrive. Quand on est imam, on le reste. On n’est pas politique. Honte à vous tous imams politico tribalistes déguisés!

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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