Politique: Aboubacar SYLLA, leader de l’UFC évoque une possibilité d’alternance avant 2020

 

Alors que l’idée de troisième mandat continue à gagner de terrain du côté du camp présidentiel, des voix dissonantes s’élèvent pour parler d’une possibilité d’alternance avant 2020, l’année à laquelle est prévue l’élection présidentielle. Le président de l’UFC, union des forces du changement par exemple pense que le président Alpha CONDE peut être destitué bien avant la fin de son second mandat constitutionnel:

« L’alternance est possible en 2018, si l’opposition est majoritaire. Il y a déjà une mise en accusation du président de la République au bureau de l’assemblée nationale. Nous avons retenu cinq chef d’accusation contre; des chefs d’accusation constitutifs de haute trahison. Nous avons élaboré un document. Ce ne sont pas des propos en l’air, on est passé par des avocats pour rédiger la demande de mise en accusation de haute trahison du président de la République. Le document est au niveau du bureau de l’Assemblée nationale. Mais il ne prospère pas parce que nous sommes minoritaires. Le bureau l’a classé dans ses tiroirs et on ne parvient pas à en débattre. Si demain on est majoritaire, on reconstituera cette mise en accusation. Et d’après la constitution, si la mise en accusation prospère et parvient à la haute cour de justice avant même qu’on ne rende le jugement, le président est obligé de suspendre ses activités. Et s’il est condamné par la haute cour de justice, alors il est obligé de démissionner » explique Aboiubacar SYLLA.

Cependant, faut-il rappeler que la haute cour de justice peine toujours à voir le jour. En plus, les élections législatives, nul ne sait si elles ses tiendront en 2018 comme prévu.

Oumar Rafiou DIALLO, www.kababachir.com

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