Politique agricole : du bricolage ?

On raccommode des discours. On rafistole les politiques stratégiques comme celle liée à l’agriculture. En effet, « En ce qui concerne le dossier agricole en Guinée,nous assistons à un système d’Ali Baba et les 40 voleurs ou bien au système d’Alice au pays des merveilles (enrichissement rapide et illicite) », se lâche un spécialiste, ajoutant qu’acheter des produits chimiques tels que les phosphates n’est pas une bonne solution pour l’agriculture biologique guinéenne.

Il reste que « Nos Ingénieurs et techniciens agronomes approuvent cela juste pour des raisons pécuniaires. Le paysan guinéen a toujours pratiqué la polyculture de subsistance et à un fort rendement biologique pour la santé humaine et animale.Maintenant,on intoxique le bas peuple pour des intérêts égoïstes et financiers.Car,dans le monde entier,l’exemple de la consommation biologique n’est plus à démontrer.Donc, STOP aux phosphates marocain. »

Pour ce spécialiste, un sac d’engrais est vendu entre 135 mille à 140 mille GNF à nos pauvres paysans guinéens. Il tire la sonnette d’alarme : « J’ai hâte de voir les résultats de nos récoltes en 2018 pour notre soit disant autosuffisance alimentaire en Guinée.L’année dernière,une bonne partie des pommes de terre au Foutah était affectée de maladies bactériennes à cause de l’importation des produits agricoles de toutes sortes. »

Ce cri d’alarme fait suite à l’intoxication du gouvernement aux pauvres paysans.  Ici et là Alpha Condé se félicite de dons du Maroc, il a même fait mettre en place une commission interministérielle pour la distribution des engrais. On s’achemine vers une mort lente des produits agricoles.  A cause notamment du clientélisme mais surtout du bricolage.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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