Port de masque : Quand des policiers abusent sur un citoyen à Hamdallaye

C’est une scène inédite qui s’est déroulée ce dimanche 03 Mai à Hamdallaye, tout près du carrefour Concasseur. C’est aux environs de 13 h 30 mn qu’un groupe de policiers à bord d’un  pick-up ont pourchassé un individu qui était à bord de sa voiture avec sa femme.

En provenance de Bambéto, les policiers ont, à travers leur pick-up,  coincé le monsieur afin de l’obliger de s’arrêter. A sa descente, un affrontement éclate entre lui et les policiers qui ont endommagé sa voiture.

Le fait de vouloir l’envoyer de force et l’embarquer dans leur pick-up, a amené les citoyens à sortir pour empêcher que les policiers abusent sur le lui. C’est le tohu-bohu ! Du coup, des violences verbales éclatent entre citoyens et agents de sécurité, qui, mesurant l’ampleur de l’incident dans ce quartier hostile aux forces de l’ordre, décident de jouer à l’apaisement en tentant de s’expliquer face aux citoyens en colère déterminés à défendre cet homme d’une quarantaine d’années  qui était à bord de sa voiture.

Mais le pire a été évité de justesse grâce à l’intervention des certains citoyens !

Selon les explications d’un policier hors micro, c’est « son refus de porter le masque qui les a amené à le poursuivre afin de veiller à l’application de la mesure contre le COVID-19 ».

De l’avis d’un activiste des droits de l’homme, présent sur les lieux au moment de l’incident, cette situation découle d’une « crise de confiance entre citoyen et force de l’ordre née des différentes crises socio-politiques que le pays a connu ce dernier temps

S’exprimant au micro de Kababachir.com, peu après l’incident qui a failli tourné au vinaigre, Mamadou Kaly Diallo, invite les forces de l’ordre à ne pas violenter les citoyensau moment de l’application de la mesure d’urgence sanitaire.

, Pour cet activiste des droits de l’homme et Consultant de l’ONG Démocratie Sans violence –Baillonnette Intelligente, « il faut plutôt faire payer aux contrevenants de la mesure « une amende de 30 000 FG comme le prévoit le décret présidentiel», c’est-à-dire, « verbaliser les contrevenants au lieu de les violenter physiquement, car, poursuit-il, cela pourrait être une source de conflit qui n’arrangera personne pendant cette période de crise sanitaire.

Aux dernières nouvelles, les interventions ont permis de mettre la balle à terre et les policiers se sont enfin repliés, et le citoyen qui s’est vu son véhicule endommagé, n’a finalement rien payé.

Comme on le voit, l’application des mesures relatives aux règles de barrières contre le COVID-19 ne cessent de nous livrer ses secrets. Pendant ce temps, le virus continue sa propagation en Guinée, avec ses conséquences économiques et sociales incalculables.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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