Porte-parolat du gouvernement : une mission élaguée ?

Sa mue est un chemin de croix. Depuis sa nomination aux Transports, Aboubacar Sylla voit sa mission élaguée, celle de porter la parole du gouvernement sur des situations politiques, sociales, comme ce devrait être le cas depuis peu, avec les leaders politiques, le SLECG, la société civile. Sauf que, l’ancien porte-parole de l’opposition républicaine peine à trouver ses marques.

Alpha Condé est loin d’être satisfait de la communication gouvernementale. Il l’a fait savoir au moins trois fois au cours des conseils des ministres. Récemment, il est allé jusqu’à demander à chaque ministre de faire de la communication afin que les populations soient mises au courant des actions réalisées ou en cours de l’être.

Aboubacar Sylla, pris de court, confie chez des confrères : « Le porte-parole d’un gouvernement n’est pas le porte-parole d’une opposition. Le porte-parole du gouvernement ne bondit pas sur tous les sujets d’actualité pour donner un avis. Il est la troisième ligne de communication dans un gouvernement. La première ligne est occupée par les ministres de tutelle. C’est lorsque la question atteint une dimension nationale ou internationale avec une certaine acuité et que le gouvernement prend une décision commune que le porte-parole entre en jeu et puis livre la position du gouvernement aux médias. Il faut qu’il y ait un consensus avant qu’il ne prenne la parole. Le porte-parole est là pour coiffer la parole du gouvernement, il ne s’exprime pas en son nom personnel », a précisé Aboubacar Sylla.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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