Possible enquête parlementaire après la diffusion d’une vidéo montrant une torture des services de sécurité sur un présumé malfrat

Près d’une semaine après la diffusion sur Internet d’une vidéo montrant un présumé malfrat se faire torturer par des éléments des services de sécurité, l’opinion publique ne décolore pas.

Après les défenseurs de droits de l’homme, c’est au tour des députés de l’Assemblée nationale de condamner cet acte pouvant «ternir l’image de la Guinée». Et ces parlementaires annoncent qu’une enquête serait ouverte si ces images sont authentifiées afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Alors que beaucoup d’observateurs pensaient que la torture était abolie en Guinée, après l’élection du président Alpha Condé lui-même victime de traitements inhumains lorsqu’il était opposant, la diffusion de cette vidéo a révélé une réalité bien plus sombre. Pour Bocar Marega, député de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le traitement infligé à l’homme qu’on voit sur ces images est choquant.

Le député de l’Union des forces républicaines (UFR) estime pour sa part que cette affaire a mis à nu les dérives des forces de sécurité dans les commissariats où généralement rien ne filtre, avant de rappeler que le viol et la torture constituent des violations flagrantes des droits de l’homme.

Aux dernières nouvelles, les agents soupçonnés d’être les auteurs de cette torture ont été suspendus, en attendant la fin de l’enquête ouverte par leur hiérarchie. Quant à l’homme qu’on voit dans la vidéo, il serait l’un des auteurs de l’attaque ayant visé un citoyen dans le quartier résidentiel de Kipé (banlieue nord de Conakry).

Thierno Diallo, Kababachir.com

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