Pourquoi la date de la présidentielle n’est pas tenable

La CENI a fixé une date fantaisiste, juste pour coller au bon vouloir d’Alpha Condé. Cette Institution en charge de l’organisation des élections sait parfaitement bien que cette date n’est pas tenable.

En cause : bien des réglages doivent être réalisés en amont. Au niveau des superviseurs devant sillonner l’intérieur du pays, le nombre a été drastiquement réduit. Ce qui pourrait jouer sur la célérité des activités. Le budget alloué à cet effet sera donc partagé entre copains et coquins. Et pour se défendre, la CENI argue qu’il n y a pas grand-chose à réaliser si ce n’est les quelque 2 millions et poussières qui font polémique. En plus de cet aspect, la révision prendra du temps. La correction, idem. Ainsi que l’affichage. D’ailleurs, un superviseur pris aux forceps (c’est un business à la CENI, pour être pris en qualité de superviseur) témoigne que la date fixée par la CENI ne sera pas du tout tenable.

Sauf que,  « La mascarade du 22 mars a valu au régime actuel le mépris de la nation et la condamnation quasi-unanime de la communauté internationale. C’est la résultante de l’inféodation du président de la CENI à l’exécutif », fulmine Dalein Diallo, ajoutant que : « L’action de l’actuelle CENI, orientée vers les desideratas du pouvoir central, ne fera que réduire sa crédibilité et sa légitimité. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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