Prison de Yoropoguiya : la construction coince !

Annoncé tambour battant à l’image des autres projets de l’Etat, la construction de la prison conçue essentiellement sous les fonds espagnols dans le cadre d’un partenariat privé public (PPP)– la Maison centrale ne s’y prête plus – a pris un coup de vieux.

Récemment, le ministre de la Justice est sorti dans la presse pour donner de larges détails sur le projet.  Selon Cheick Sako, les travaux ont démarré depuis plus d’un an et demi, mais reconnait-il, actuellement, on a quelques difficultés avec l’entrepreneur espagnol.   Extrait : « J’ai trouvé ce projet ; l’entreprise avait été choisie et la convention était déjà prête. J’ai simplement managé sur le plan juridique, pour voir si l’Etat Guinéen n’était pas lésé et effectivement, après analyse du dossier de convention, nous avons vu que les intérêts de l’Etat étaient préservés, pour la simple raison que l’Etat ne participait pas financièrement ! On cédait les lieux de l’ancienne prison, actuellement dans un bail de soixante-cinq ou soixante-dix ans, qu’il destinait à autre chose (comme ça existe en côte d’ivoire ou dans d’autres pays) mais l’ancienne prison n’était cédée qu’à la livraison de la nouvelle. Cette condition étant posée, le Ministre des Finances et moi-même, avons signé, sous le contrôle des grands projets. Par la suite, l’entrepreneur Espagnol a commencé à travailler, avant de rencontrer des problèmes avec ses banquiers. Et c’est ce qui expliquerait l’arrêt momentané des travaux. »

C’est ainsi que la Garde des Sceaux s’est rapproché de l’Espagnol afin d’éplucher tous les blocages et éventuellement trouver un nouveau repreneur du projet.  Depuis, c’est motus bouche cousue. La prison reste un sempiternel chantier. A l’image de bien d’autres ouvrages.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.