Prisonniers politiques : une grâce présidentielle est-elle encore possible ?

Nouhou Thiam et compagnie, notamment Fatou Badiar, AOB, Jean Guilavogui comptent encore leurs jours dans les prisons d’Alpha Condé. Bien des Guinéens avaient parié sur leur libération, il y a quelques mois. Rien n’en a été. La descente aux enfers se poursuit. Près de dix ans après le rapt.

Bah Oury, l’un des grands bénéficiaires de la grâce d’Alpha Condé 24 décembre 2015, reste optimiste. Il l’a dit dans un entretien qu’il a eu avec des confrères.  « Je dois dire que la question des personnes détenues a été un des sujets que j’avais évoqués avec le Président Alpha Condé lorsqu’on s’était rencontré le 29 octobre 2009 à Paris. C’était un objectif pour moi que toutes les personnes citées dans le cadre de l’affaire du 19 juillet 2011, puissent recouvrer leur liberté et certains d’entre nous sont libres aujourd’hui, il y en a qui ne le sont pas et d’autres sont toujours condamnés par contumace. (…) Il y a la possibilité d’une amnistie », témoigne-t-il.

 

Et Bah Oury de révéler : « Il y a des actions qui sont en train d’être menées, des personnes s’activent dans ce sens mais, comme vous le savez, c’est un projet de loi qui doit être présenté à l’Assemblée Nationale. Je ne désespère pas ! »Sans trop rentrer dans les détails, encore moins lister les noms des acteurs de la noble cause, Bah Oury se limite à ces démarches. Il reste que les jours sont encore longs pour ces prisonniers politiques.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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