Les proches des exécutés du 18 octobre 1971 commémorent le 45e anniversaire

Ce mardi 18 octobre 2016, l’Association des victimes du Camp Boiro (AVCB) a commémoré le 45e anniversaire de l’exécution de plusieurs guinéens par le régime du premier président de la Guinée Ahmed Sékou Touré dans la nuit du 17 au 18 octobre 1971, accusés d’avoir pris part à l’agression du pays le 22 novembre 1970. Ce jour-là, des mercenaires arrivés par la mer ont tenté de faire tomber le régime de Conakry. Les mois qui vont suivre seront durs pour de nombreux guinéens, qui seront arrêtés et exécutés sans procès. «Il y a eu deux vagues d’arrestations. La première a eu lieu au mois de décembre 1970. Ils ont été exécutés le 25 janvier 1971, a rappelé un militant de l’association qui réclame justice pour les victimes de la première république. La deuxième vague d’arrestations a eu lieu en juin et juillet. Les accusés ont été exécutés par balles entre le 17 et le 18 octobre 1971».

45 ans après ces événements malheureux, les familles des victimes attendent que justice soit rendue à leurs proches. Les régimes qui se sont succédés depuis n’ont jamais voulu faire la lumière sur les complots que les autorités du premier régime auraient été la cible en vue de renverser le pouvoir de Conakry. L’AVCB continue toutefois son combat. «Les victimes du Camp Boiro sont les oubliées de la République. Pourtant, elles ont été les compagnons de l’indépendance. Ces Guinéens qui se sont battus pour que la Guinée résiste après l’indépendance sont aujourd’hui dans des fosses communes», a-t-il déploré, avant d’inviter le président de République  à œuvrer pour que justice leur soit rendue.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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