Production eaux minérales : Alpha Condé donne des instructions

« Le Chef de l’Etat a exigé des ministères concernés de prendre des mesures pour la réglementation relative à la production et à la commercialisation de l’eau destinée à la consommation. » C’est l’une des exigences issues du conseil des ministres du jeudi dernier. En effet, en Guinée, à chaque coin de rue, on retrouve de nouveaux sachets d’eau minérale. Avec des noms de tous genres portés sur l’éponymie des localités ou des régions.

Cette ruée vers les eaux minérales inquiète les consommateurs. Et l’affaire fait grand bruit notamment à Conakry. « Aujourd’hui, dans les boutiques et avec les vendeurs ambulants, dès qu’on demande un sachet d’eau minérale, on vous fait sortir du n’importe quoi », se plaint Mamadou Lamarana Bah, vendeur de bois à la Déviation de Matoto.  Ce n’est pas tout, il reste que les consommateurs jettent les sachets vides à tous les coins des artères de Conakry et d’ailleurs.

Lors d’un des conseils interministériels le chef du département de l’Environnement avait exposé les mesures visant à la mise en place d’un partenariat pour la gestion des déchets et une politique de protection de l’environnement contre une utilisation abusive des déchets plastiques.  Le ministre a ensuite décrit l’état actuel des forêts guinéennes et les différentes causes de sa dégradation malgré un cadre juridique cohérent et a proposé des mesures techniques, administratives, réglementaires et législatives pour une exploitation rationnelle et durable de nos forêts à travers, notamment un arrêté pris à cet effet. Il reste que tout est resté au stade de projets.

Ce que nous remarquons aujourd’hui, c’est cette meute de gamins, sacs en bandoulière, arpentant rues et ruelles pour ramasser des sachets d’eau minérale jetés çà et là. On recycle pour une société de la place. L’affaire semble faire des émules parmi les femmes et les enfants. Seulement, ce ramassage qui vise essentiellement une seule société productrice d’eau minérale est loin d’engloutir de fait tous les déchets plastiques. Ne lorgnez surtout pas du côté des bordures de mer. Là c’est un cimetière d’emballages en plastique, en aluminium ou autres. On y retrouve même des tessons de bouteille. Partout l’environnement est asphyxié sous le fait de l’homme.

Règlementer donc ce secteur s’avère donc un défi !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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