Programme d’urgence de réhabilitation des routes ou la voie autorisée des délinquants économiques

Le gouvernement d’Alpha Condé, sans cesse et inexorablement, fait la même chose, chaque année. Les ministres n’ont jamais appris la prévision. Ni la politique d’anticipation. L’unique voie qui vaille, c’est la finesse et l’inspiration dans les pratiques frauduleuses d’enrichissements illicites.

Aujourd’hui, comment comprendre que toutes les routes réfectionnées sont aujourd’hui dégradées, alors que l’année dernière à la même date, on évoquait encore ce fameux programme d’urgence de réhabilitation des routes ? Les ministres des TP qui se succèdent à la tête du département rivalisent d’inspirations, mais jamais de projections. Ils savent d’avance le niveau de praticabilité des routes, ils connaissent la qualité peu fiable des travaux et ils sont conscients du gré à gré synonymes de corruption. Mais, ils préfèrent attendre le début de saison hivernale, pour afficher des préoccupations, alors que, durant toute la saison sèche, ils s’occupent des inutilités.

Moustapha Naité sait que l’année dernière à la même date, il avait pris des engagements. L’an d’avant, la même chose. Sur le terrain, les mêmes causes produisent les mêmes effets : des trous énormes, même en face du Palais présidentiel, créent d’énormes bouchons. Conakry vit mal. Vraiment mal.

Et pour encore berner l’opinion, le tout facilité par Alpha Condé, Naité déclare : « Plus de 800 km de routes nationales, plus de 100 km de voiries urbaines à Conakry et dans les villes à l’intérieur du pays, des ouvrages de franchissement de divers types et gabarits et des travaux d’échangeurs dans Conakry seront bientôt entrepris. » En facilitateur de l’amateurisme et complice du banditisme économique, Alpha Condé a instruit la Ministre en charge du Plan, l’Administration et le Contrôle des Grands Projets (ACGP) et le Fonds d’Entretien Routier (FER) d’examiner le programme d’urgence de réhabilitation des routes, de matière à proposer au Conseil un projet chiffré assorti d’un calendrier de mise en œuvre ainsi que d’un plan de financement.

Ces travaux vontrequérir un montant de 978 milliards GNF soit 670 milliards GNFpour les routes revêtues et 308 milliards GNF pour les routes en terre, comme le rappelle déjà Moustapha Naité.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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