PROPOS ANTI-MALINKES : La rectification, un vœu pieux

Pour les pseudo-expert es communication qui, depuis que le président Alpha Condé a pris conscience de la bourde qui a été la sienne, s’efforcent de circonscrire l’onde de choc résultant de l’injure publique qu’il a réservée aux cadres malinkés, la tâche n’est pas aisée et la mission quasi-impossible. Car le président Alpha Condé en personne le sait. On ne peut pas cacher le soleil avec sa main. Or, c’est bien ce que ces communicants improvisés essaient faire. Car ils voudraient soit nier l’existence d’un discours que tout le monde a désormais via internet, soit les gens que ce qu’ils entendent n’est pas ce qu’Alpha Condé a dit.

Au bout d’une aventure aussi incertaine, l’échec est plus évident des résultants. Ceci étant, à titre individuel, cet échec se relativise pour ceux qui souscrivent à la campagne. Car selon nos informations, indépendamment de l’effet qui sera celui de la campagne de correction du discours, la besace de ceux qui l’orchestrent est déjà pleine de billets de banque.

Une des toutes premières manœuvres qu’on a essayées d’utiliser pour corriger la gaffe présidentielle, c’est la négation des propos incriminants. Pour cela, des confrères s’étaient empressés de diffuser une version soft du discours en prétendant honteusement qu’il s’agissait-là de l’intégralité. Mais c’était sans compter que d’autres confrères, non achetés ceux-là, avaient aussi à disposition les mêmes propos. Cette approche s’est donc écroulée comme un château de cartes.

Ensuite, Bantama Sow s’est également empressé d’organiser une conférence de presse pour une lamentable interprétation du discours de son mentor. L’idée était de dire que le chef de l’Etat ne s’est pas attaqué aux Malinkés, mais a simplement retracé l’histoire de l’évolution mouvementée du parti présidentiel. Sauf que cette parade-là non plus, ne pouvait pas marcher.  Car tout le monde entend ce qu’Alpha Condé a dit et que par ailleurs, les gens savent bien reconnaître quand ils sont insultés.

Et depuis, le troisième niveau d’approche, actuellement en cours, consiste à prétendre que le chef de l’Etat ne s’est nullement attaqué à l’ensemble des Malinkés. Exécutés notamment par des responsables zélés tels Taliby Dabo de Kankan, ce troisième niveau assume les propos tenus par Alpha Condé. L’idée est même de dire que ceux-ci relèvent du franc-parler du président Alpha Condé et qu’effectivement, il y a eu des cadres malinkés renégats. Mais là aussi, les militants à la base, cible privilégiée de cette dernière approche ne semblent pas prêts à se laisser entrainer aussi facilement par la théorie divisionniste. D’autant qu’ils savent le président coutumier des faits et que par ailleurs, de toute évidence, les problèmes sont partis des propos que lui-même a tenus.

Anna Diakité, www.kababachir.com

 

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