Propos de Bangaly Kourouma : où est la société civile ?

 
La sortie du directeur général de la police à N’Zérékoré soulève de l’indignation des quatre coins du pays. D’abord, ce sont les médias qui s’en sont saisis pour les critiques sous toutes les coutures. Ensuite, l’opposition, en marge de sa rencontre de ce vendredi, a exigé le limogeage de Bangaly Kourouma. Même au sein de la mouvance présidentielle, un sens une gêne évidente. Mais la société civile guinéenne, comme à son habitude, demeure silencieuse.
Certes, du côté du Conseil national des organisations de la société civile de Guinée (CNOSCG), des voix commencent à se faire entendre, mais il faut reconnaître qu’elles restent timides et manquent de tranchant. C’est comme si on en parle pour éviter les critiques. C’est ainsi que ce que l’on dénonce c’est la violation par le directeur général de la police du principe de neutralité de l’administration. Bien entendu, il y a ce problème-là. Mais dans le cas président, c’est loin d’être le plus grave. C’est l’appel à la violation de la constitution qu’il faut dénoncer. Pour le moment, ce n’est pas le cas.
Surtout que de la part des autres plateformes de cette société civile, on reste terré dans un silence qui ne s’explique pas. Comme prise de vitesse par les propos de Bangaly Kourouma, la Plateforme des citoyens unis pour le développement (PCUD) est particulièrement attendue. En effet, c’est elle qui passe pour indépendante vis-à-vis du pouvoir en place. Mais il faut reconnaître qu’elle n’est pas très proactive. Un défaut qui semble se confirmer avec le retard qu’elle accuse dans la dénonciation de cette sortie.
Mohamed Sow, www.kababachir.com
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