Que reproche-t-on (vraiment) à Embalo ?

« Tout est possible. Tout est sur la table. On va réexaminer aussi, depuis que l’on a levé les sanctions, où nous en sommes. Parce que l’on ne peut pas banaliser notre organisation sous-régionale. Il y a des principes de la Cédéao et tout le monde doit les suivre. »

Umaro Sissoco Embaló s’exprimait ainsi à propos de la transition en Guinée, avec qui, en dépit tout, il ne pense pas qu’elle veuille de trois ans. Pour lui, il y a une incompréhension. Sinon, « C’est inacceptable pour la Cédéao. Inacceptable et non négociable. » Umaro Sissoco Embaló rappelle qu’il a rallié Conakry et « On a discuté. On est arrivé au consensus que l’on ne peut pas dépasser les 24 mois. Une chose que je peux vous assurer, c’est que pour la Cédéao les 36 mois ne sont pas négociables. »

En parcourant l’ensemble de l’interview, nulle part, des injures, des écarts de langage ont été relevés. Il aura été juste ferme. Et il a parlé au nom de la CEDEAO. Pas en son nom. Pour preuve, la CEDEAO, dans le communiqué final a a rendu « un vibrant hommage à Umaro Sissoco Embaló, pour son leadership dans la gestion des affaires de la communauté ».

A ce titre, analyse le maître Mohamed Traoré, la stratégie qui a consisté à l’isoler de ses pairs n’a donc pas marché. De même que celle qui visait à flatter la fibre » panafricaniste » de certains soutiens a fait long feu.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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