Qui pour jouer désormais le rôle des Forces spéciales ?

La Guinée reste encore très fragile. Au niveau interne, des possibles velléités de revanche de certains extrémistes, fidèles de Condé et toujours dans le déni. Apeurés par une junte qui demande des comptes, les anciens dignitaires, vachement riches établissent des liaisons dangereuses avec d’autres, pour davantage fragiliser la transition.

Au niveau ouest africain, le terrorisme trouve souvent son nid dans les pays fragiles. Et mieux, aujourd’hui Mamadi Doumouya, a certes placé ses hommes aux plus hautes fonctions militaires, il s’agit avant tout de consolider son pouvoir. Seulement, la démarche affiche le ventre mou du pouvoir de Conakry.

En effet, à s’y méprendre, rapporte JA, « un risque sur la chaîne de commandement, en particulier en raison du vide laissé dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, tant les hommes du Groupement des forces spéciales sont désormais pour une large part accaparés par la gestion des affaires de l’État. » Désormais, «Le bataillon de sécurité présidentielle a été démantelé, ses éléments affectés à l’intérieur du pays. Ceux du groupement des forces spéciales assurent désormais la sécurité présidentielle, la police judiciaire et font des patrouilles. Toute chose qui ne relève pas de leur domaine », relève un cadre de l’ancien régime, cité par nos confrères.

C’est pour certainement pallier à ce ventre mou que les généraux limogés vont tenter de trouver une solution idoine. Le temps des Forces spéciales de s’installer et de conforter le coffre-fort antiterroriste.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.