Radicalisation de la grève : vers la suspension des services d’urgence

Sévices corporelles, interpellations rigides, abus d’autorité, violation du droit syndical, etc. ce lundi, on aura vécu les abus de tous genres. D’un côté contre les syndicalistes, de l’autre contre la société civile. Il y a de gros risques de radicalisation du mouvement.

Déjà, au niveau de la CNTG, par la voix du camarade Mansaré, on rapporte : « On nous a dispersés par des gaz lacrymogènes. Il n’y a plus de négociations possibles avec la répression. Comme, ils ont préféré utiliser la force, nous estimons qu’il n’est plus question de négocier, nous allons nous retrouver maintenant pour bloquer tout le service minimum. Même les avions ne vont plus décoller» La cause est simple : « Pour la première fois, on est en train de violer le temple des travailleurs. Mais nous allons porter plainte à l’OIT. C’est face à cette exaspération, que nous avons décidé de marcher vers la représentation du peuple qui est l’Assemblée nationale pour dire qu’on est en train de violer un des articles de la Constitution guinéenne qui est la liberté syndicale et la liberté de manifester. On avait d’armes que notre bouche pour dire 8.000 GNF le litre de carburant à la pompe », rapporte-t-on.

A noter que ce matin, un béret rouge s’en est pris au camarade Mamadou Mansaré à la Bourse du Travail, déjà encerclée par la Police et la Gendarmerie. Le syndicaliste a eu sa vie sauve grâce aux femmes de Boulbinet. Les prochains jours seront déterminants.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

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