La réaction de Sydia Touré à la signature de l’accord politique du 12 octobre

Depuis la signature de l’accord politique du 12 octobre dernier, c’est la première fois que le président de l’Union des forces républicaines (UFR) Sydia Touré s’exprime publiquement sur la question. Ce vendredi, il est sorti de son silence pour faire son analyse des résultats du dialogue politique supervisé par le ministre de l’Administration du territoire et de la Centralisation Bourema Condé. Tout d’abord, le haut représentant du chef de l’État s’est réjouit de la décrispation du climat politique en Guinée, pour laquelle «l’UFR s’est prononcée depuis près d’un an».

S’agissant des conclusions du dialogue entre mouvance et opposition, le leader de l’UFR est moins satisfait. «Nous avons été à cette discussion et nous avons constaté qu’il y avait des points de désaccord. Le point nodal sur lequel nous ne nous sommes pas entendus, c’est le mode de désignation des présidents de districts et des chefs de quartiers. Nous estimons que nous avons beaucoup de difficultés dans ce pays et que la politisation menée jusqu’à ce niveau dans une ville comme Conakry, et dans les différentes régions de notre pays n’était pas quelque chose qu’il faut encourager. Nous avons estimé que c’est quelque chose que nous ne pouvons pas accepter», faisant allusion à l’accord qui prévoit que ces administrateurs locaux soient désignés en fonction des résultats issus des élections communales.

L’ancien candidat aux élections présidentielles de 2010 et 2015 assure qu’il est en phase avec les d’autres leaders des formations politiques et certains acteurs de la société civile qui estiment que la loi a été violée par certaines dispositions du texte. «Beaucoup de gens ont compris qu’il y avait effectivement des éléments qu’il fallait prendre en compte pour aller de l’avant, mais quand ils ont vu que la préoccupation essentielle n’était pas cela, ils se sont démarqués. Je suis parfaitement en accord avec eux», a-t-il souligné.

Et Sydia Touré de lancer indirectement des piques à son ancien allié, Cellou Dalein Diallo le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et chef de file de l’opposition, suite à son rapprochement avec le président Alpha Condé que tous les deux combattaient jadis. «Quand on est de l’opposition radicale, on va pas signer un accord avec le président pour dire qu’on devienne son conseiller ou je ne sais quoi», a-t-il lancé, avant de réaffirmer son appartenance «à l’opposition plurielle».

Thierno Diallo, Kababachir.com

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