Réconciliation : Dalein pense que le processus doit être mené par des hommes impartiaux

La politique et ses acteurs ont emporté presque tous les Guinéens dans leur débat. L’ethnocentrisme, l’impunité, la démagogie sont des problèmes récurrents qu’elle a engendrés au fil du temps depuis l’indépendance du pays en 1958. Le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, dresse le plan du processus qui permettrait, selon lui, aux Guinéens de se réconcilier.

Pour le patron de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), si le président Alpha Condé veut amorcer les démarches crédibles de la réconciliation, il doit d’abord mettre fin à l’impunité des crimes commis pendant son règne.

«Cela va nous donner la crédibilité pour traiter le passé, comme le dossier du 4 juillet 1985, le massacre du stade du 28 septembre 2009, le camp Boiro… Le processus de réconciliation doit être mené par des hommes qui sont au-dessus de tout soupçon quant à leur impartialité. Les Guinéens ont besoin d’éliminer cette haine et ses rancunes. C’est pour cela qu’il faut aller à la justice, au pardon et à la réconciliation», a-t-il estimé.

À la question de savoir s’il est prêt à serrer la main du chef de l’État, Cellou Dalein Diallo a nuancé qu’il y a des risques q’un homme politique ne doit pas prendre. «Monsieur Alpha Condé, pendant longtemps il a dit qu’il ne me sert pas la main. Il m’a trouvé une fois avec le général Sory Doumbouya. Il lui a serré la main, il a continué [en l’ignorant, NDLR]», a raconté l’ancien Premier ministre.

Mais malgré cela, le leader de l’opposition guinéenne insiste sur la nécessité de se réconcilier. Il rappelle qu’il y a eu trop de violence dans le pays, trop de crimes impunis, et les Guinéens doivent passer par cette réconciliation pour tourner définitivement la page et évoluer.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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