Redéploiement des enseignants à l’intérieur : Ibrahima Kourouma, impuissant !

« Cette année, nous nous investissons pour une bonne gestion des ressources humaines. » C’était la promesse qu’avait faite le ministre Ibrahima Kourouma, évoquant le redéploiement des enseignants à l’intérieur du pays. Car, selon lui,   « il n’est pas normal que des classes restent sans maîtres et que des enseignants soient à la charge des communautés. »

 

Pourtant, jusqu’à récemment, on comptait quelque 3000 contractuels communautaires. La raison est simple, selon le ministre : « parce que tout simplement les préfectures, les centres villes sont engorgés d’enseignants. » Impuissant, il justifie :« Ce phénomène n’est pas propre à Conakry. Dans la préfecture de Kindia par exemple, nous avons détecté près de 250 enseignants excédentaires. Comment peut-on expliquer une telle situation ? Comment, pendant qu’on est confronté par exemple à Télimélé à une crise aiguë d’enseignants au point que les parents d’élèves engagent à leurs propres frais des enseignants, à Kindia, on a une telle pléthore ? On y a rencontré des écoles primaires où un directeur d’école peut avoir jusqu’à deux adjoints. »

Quasiment impuissant, Ibrahima opte pour la menace. « Celui qui ne rejoint pas son poste, nous le déclarerons enseignant en situation d’abandon de poste et rendrons la liste au ministère de la Fonction Publique pour dire qu’ils ne relèvent pas de notre personnel. Celui qui a une maladie invalidante qui l’empêche de tenir normalement le cours, nous envoie son dossier médical que nous annotons avant de le transmettre à la Fonction publique pour qu’il quitte le fichier des enseignants. » Cette menace s’est révélée contreproductive. Il sera donc amené à revoir sa copie. Après tout, le deal est noué entre ses services compétents, les Finances et ailleurs, dans des hôpitaux.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

 

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