Reforme : 2012 était-elle l’année de la Justice ?

C’est encore Alpha Condé qui avait fait l’annonce selon laquelle 2012 est celle de la Justice. Plus de quatre ans en effet, grand-chose n’aura pas été fait, si ce n’est le Conseil supérieur de la magistrature mis en place. Les justices de paix du pays sont en lambeaux. Les magistrats toujours corrompus, les prisons toujours surpeuplées, le personnel de l’administration pénitentiaire toujours sans statut.

D’ailleurs, pour ce sujet, le Garde des Sceaux a fait récemment une sortie pour dénoncer : « Il n’existe aucun statut du personnel de l’administration pénitentiaire ni aucun régime des établissements pénitentiaires, d’où la nécessité d’en doter ces derniers pour assurer davantage le respect des droits des détenus en prenant en compte les spécificités liées aux personnes vulnérables : femmes, enfants et étrangers. »

Pour le ministre Sackho, le projet de Décret définit les établissements pénitentiaires et les classes en trois catégories :les maisons centrales ;les maisons d’arrêt et de correction ;les centres de rééducation et de réinsertion socioprofessionnelle des mineurs. Quelle sera donc la place pour les droits humains ? Réponse du Garde des Sceaux : « le projet intègre également la protection des droits humains découlant des dispositions du code de procédure pénale et des conventions internationales en punissant la détention arbitraire. »

En déclarant 2012 comme celle de la Justice, Alpha Condé avait fait croire que tout irait mieux dans le meilleur des mondes possible, comme dans Candide de Voltaire. C’est mal connaitre le président.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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