Réforme du syndicalisme en Guinée : Don Kass sur les pas de Condé

Alpha Condé avait voulu tuer le syndicalisme en Guinée. C’est ce qui a prévalu l’arrivée à des hautes fonctions de certains leaders syndicaux d’alors. Comme pour leur faire taire. Et donc se débarrasser des crocs-en-jambe. Le calcul avait bien marché. Mais pas pour longtemps. Plus tard, les rapports se corsent.

De quoi interpeler Sydia Touré : « Ça ne sert à rien de faire de défis, de se défier mutuellement. Et surtout quand on est gérant d’un État. On doit éviter le bras de fer parce ce sont eux qui ont des comptes à rendre. Ils doivent faire en sorte qu’il y ait l’accalmie, ils doivent trouver des voies et moyens pour être autour de la table avec ceux qui se lèvent pour réclamer telle ou telle chose. » Cet appel de l’UFR n’aura pas eu d’échos favorable. La suite ? Le désordre cyclique et récurrent. Pour faire face à cette patate chaude, le régime estime qu’il faut procéder à l’extinction du syndicalisme qu’il camoufle derrière une prétendue réforme.

C’est ainsi que Don Kass marche sur les pas d’Alpha Condé : «Il est essentiel que le syndicalisme guinéen soit réformé. Un pays dans lequel nous faisons face à un déficit d’emploi, ne peut pas se permettre de faire du syndicalisme des rois des règles de jeu. Ce n’est pas possible. Les rois ce sont les créateurs d’emplois, pas les syndicats. Je souhaite que les syndicalistes viennent avec des propositions concrètes d’amélioration du travail et de la vie des syndiqués. Il faut que ça soit clair pour tout le monde. » C’est agacement. Pur et simple. Don Kass déjà l’épreuve du pouvoir…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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