Réinventer Tougué, après le passage de ‘’Koin-ville’’ !

Des sources concordantes dignes de foi, émanant du bureau des ressortissants de Tougué et des associations de jeunesse de Tougué font état d’un grand soulagement, suite au départ d’El hadj AbdourahmaneBaldé, alias Koin-Ville. Venu aux affaires, alors qu’il était à la retraite, en 2015, suite un décret soudain d’Alpha Condé, Koin-Ville avait fini par désacraliser la Préfecture. Le symbole qu’il incarnait jusque-là était maculé, rabaissé, souillé.

Plus de cinq ans passés aux commandes, les citoyens de Tougué cherchent toujours les actes posés par Koin-ville. Tout est resté au stade de projet. Aucune initiative de développement à la base. La Mairie et la Préfecture, c’est une cohabitation scabreuse. Le dialogue est quasi impossible. Tougué recule. D’année en année.

L’image que renvoie le préfet, lors du séjour de Kassory Fofana dans cette bourgade est encore dans les mémoires. Le vieil homme dans un état second, avec un accoutrement peu digne hante toujours certains ressortissants, alors présents à la réception. Mais, pour qui connait Koin-Ville, fils de Tougué, « Il n y a pas à s’étonner », fulmine-t-on. Aujourd’hui, il est dégommé. Il est malade du Covid. Il est alité. Et il est remplacé.

On retiendra tout de même quelque chose de très inédit de la part du préfet sortant : sa boulimie pour les gifles, à l’attention des pères de famille qui se trouvent être ses collaborateurs. C’est ainsi que dans la journée du mardi 8 mai 2018, Elhadj AbdourahmaneBaldé a administré dans son bureau, une gifle à un de ses secrétaires. Quelques mois plus tôt, le même vieil homme a administré une paire de gifle à un enseignant, lequel a été finalement muté de Tougué pour la préfecture de Labé.

Avec le limogeage de ce préfet, il est temps de réinventer Tougué. Et ce défi revient à l’ensemble des citoyens y compris le nouveau Préfet, Amadou Oury Kaba.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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