Reprise des classes ce mercredi : des quartiers entiers non pacifiés !

Les perturbations des cours fixées par le gouvernement pour ce mercredi, risquent de continuer dans certains quartiers de Conakry. Ce au regard de la poursuite des pillages et du désordre soldés encore par  mort d’hommes, ce mardi. Bambeto, Cosa, etc., étaient encore impraticables jusqu’en ce début de soirée. Les automobilistes évitent tout bonnement l’axe dit de la démocratie.

Là-bas, des boutiques et magasins ont été vidés de leurs contenus par la complicité des gendarmes. Du moins, c’est ce que rapportent des témoignages concordants. Toutes les routes sont envahies de détritus, de troncs d’arbres, de tables et de résidus de pneus calcinés. L’asphalte porte donc les stigmates de la folle journée du lundi et de son prolongement mardi. La reprise des cours dans cette zone de non-droit sera de facto sérieusement embrouillée. Cosa et environs bien peuplés d’écoles sont loin d’être pacifiés.

Nombreux parents d’élèves restent frileux quant à laisser sortir leurs enfants demain mercredi. Rien ne rassure. Les fondateurs des écoles privées déjà mis à l’étroit financièrement suite à la grève syndicale des enseignants réfléchissent déjà comment combler le vide. Ailleurs, à coup sûr, les classes rouvriront. Même timidement. Certains misent sur le lundi prochain pour s’assurer que le calme est totalement revenu dans la capitale. Tout ceci n’est que la résultante d’une gouvernance approximative d’Alpha Condé et de ses ministres.

Trois semaines de perdues c’est énorme. Surtout avec les fériés qui empoisonnent le calendrier en Guinée. Congé de Pâques, fête du 1er mai, du 25 mai, sans compter le ramadan qui va poindre entre mai et juin souvent synonyme de baisse de productivité dans l’administration publique y compris dans bien des écoles. Il y a un risque énorme d’échec au niveau des examens nationaux, notamment au bacc et au brevet. Les plus malins vont anticiper sur des cours de révisions. Les plus aventureux attendront le mouvement d’ensemble qui du reste est somme toute périlleux.

 

Comme quoi cette grève voulue et provoquée par le gouvernement provoquera des sérieuses conséquences. Et un précédent dangereux. Les parents d’élèves n’auront les yeux que pour pleurer. Ainsi va le changement avec Alpha Condé, celui-là même qui revendique plus de 40 ans de lutte pour la démocratie et l’Etat de droit.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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