Reprise du dialogue politique : l’opposition exige l’implication du président Alpha Condé

Pour retourner à la table de dialogue inter-guinéen, l’opposition pose ses conditions. Réunis à Conakry ce lundi, des leaders de l’opposition républicaine ont passé en revue la situation politique du pays à quelques jours de la marche pacifique prévue le 4 août prochain. Selon son porte-parole, Aboubacar Sylla, il faut que le président Alpha Condé s’implique personnellement dans le processus devant déboucher sur la décrispation du climat politique en Guinée. «Nous voulons cette fois-ci un dialogue sérieux qui va aboutir à des accords qui seront appliqués», a insisté le leader de l’Union des forces du changement (UFC).

Pour se faire, l’ancien ministre de la Communication demande l’implication du président de la République «en sa qualité de garant des institutions et de la Constitution». «Nous voulons que [le chef de l’État] s’engage lui-même à ce que les conclusions du dialogue eventuel qui pourrait se tenir soient effectivement appliquées par son gouvernement et par les autres institutions concernées», a-t-il indiqué.

Par ailleurs, les opposants au régime en place ne veulent plus de Me Cheick Sacko à la tête du cadre de dialogue. «Nous estimons que [le ministre Sacko] peut être difficilement juge et partie dans un dialogue entre pouvoir et opposition», a poursuivi M. Sylla. D’après lui, les adversaires du président Condé veulent un cadre de dialogue composé de l’opposition d’une part et d’autre part du gouvernement et sa mouvance politique (le RPG et ses alliés) avec la participation de la société civile et éventuellement de la communauté internationale.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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