Reprise des manifs: voici ce que Sylla UFC, disait en fin juin !

« Nous allons passer en revue les différents points de l’accord et nous allons simplement  apprécier s’ils ont mis en vigueur ou non », déclarait le porte-parole de l’opposition républicaine. Aboubacar Sylla, disait en fin juin que le premier point, c’est le problème des communales.

Et d’expliquer : « L’accord avait prévu que ces élections communales  devaient être organisées au mois de Février 2017. Est-ce que c’est le cas ? Je dis non ! Non seulement les élections ne sont pas organisées mais on a aucune idée sur le calendrier électoral. On n’a aucune visibilité sur ces élections. On ne sait plus quand elles seront organisées. On n’en sait absolument rien. Nous avons un comité de suivi qui fait tout pour que la CENI participe à ces travaux. La CENI s’y oppose farouchement, au nom d’une certaine séparation des pouvoirs. Je ne sais pas ce que cela veut dire concernant la CENI. Donc il y a aucune visibilité. Ces points ne sont pas appliqués. »

L’autre goulot d’étranglement,  c’est le problème de la réforme de la CENI elle-même. Nous avions prévu, expliquait le leader de l’UFC, qu’au cours de la présence session, la CENI ferait l’objet de réforme ou une modification substantielle dans la loi 016 portant composition, organisation et fonctionnement de la CENI. Il se trouve qu’on s’achemine vers la fin de la session qui va être clôturée dans moins d’un mois alors que le projet attendu du gouvernement n’est même pas arrivé. Alors qu’on se refuse à ouvrir la concertation, le débat au tour de la proposition des lois de l’opposition comme prévu par l’accord du 12 Octobre 2016. Donc là aussi, c’est un code manifestement qui n’est pas du tout appliqué. Comme si cela ne suffisait pas, l’audit du fichier électoral constitue un problème entier. « Le comité de suivi a pris sur lui de faire rédiger un cahier de charges pour lancer l’appel d’offre. Ce document a été transmis à la CENI depuis le mois de Décembre. Et au jour d’aujourd’hui  même un appel d’offre n’est pas lancé. Je vous laisse évaluer le délai, même si l’appel d’offre était lancé aujourd’hui. Il faudrait donner au moins un mois 45 jours aux sociétés intéressées pour soumissionner pour l’audit. Il faudrait un autre délai pour dépouiller les offres pour faire l’adjuration du marché, négocié le contrat et recruter le cabinet d’audit. Il faudrait peut-être compter encore presqu’un mois. Ensuite, il faudrait que le cabinet d’audit dispose le temps nécessaire pour faire l’audit proprement dit. Auditer le fichier, ça c’est encore peut être un mois ou 2 mois avant de déposer un rapport final. »

Conséquence : « On est en retard d’au moins de 4 à 5 mois en ce qui concerne  cette disposition de l’accord de 12 Octobre 2016. Je crois le problème du code électoral également qu’on brandit comme étant des points  exécutés, le point a été exécuté en moitié. » Sylla est bien conscient que ce code n’est pas encore promulgué. S’agissant de la Haute Cour de justice, on n’en parle pas. « On refuse de la mettre en place, alors qu’elle, indépendamment de l’accord du 12 Octobre 2016, devait être mise en place au plus tard en Juillet 2014. Donc ça fait un retard de 3 ans pour la mise en place d’une institution constitutionnelle aussi importante surtout dans le domaine de la moralisation de la vie publique. Parce que là aussi, c’est une disposition de l’accord qui n’est pas appliquée. »

La liste est longue. Mais Sylla estime récemment qu’il n y a pas de raison de manifester. Dalein l’a appris à ses dépens. Tête baissée, l’UFDG va à Kaloum, tient son meeting. Ce samedi, elle sera à Matoto pour tenir un autre meeting. Sans le FAD de Sylla et Cie dont le raccourci pris, appelle à la prudence.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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