Un réseau de fraudeurs d’appels internationaux démantelé à Conakry

L’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) vient de mettre main sur un réseau de trafiquants d’appels internationaux opérant depuis Conakry. Ce groupe utilisait des SIM Box pour accomplir leur sale besogne, qui représenterait un manque à gagner de plusieurs milliards de francs guinéens pour l’État. Selon le directeur de l’ARPT, Atighou Chérif, la fraude aux appels téléphoniques est très récurrente en Guinée. Dans notre plan d’action, affirme-t-il, l’une des activités phares de l’ARPT, c’est de lutter contre la fraude. Donc la première des choses que nous avons faites, c’est la formation de nos techniciens par rapport à ce phénomène et l’acquisition d’équipements qui nous permettent de faire la géolocalisation de ces fraudeurs jusqu’au point précis où ils se trouvent, a-t-il expliqué.

C’est à la suite de la réception d’un puissant signal provenant du 4e étage d’un immeuble au quartier Concasseur que l’agence gouvernementale a pu démantelé le réseau. Un somalien arrivé sur le territoire national le 26 juillet dernier fait partie des suspects arrêtés. Un guinéen dont le patron serait un somalien a également été arrêté la semaine dernière à Kipé. L’ARPT promet de mener une lutte sans merci contre les fraudeurs. «Actuellement nous sommes en train de mener la lutte au niveau de Conakry mais c’est sûr qu’à l’intérieur du pays il y a déjà des gens qui y sont installés. Nous allons arriver là-bas», promet M. Chérif. Il en appelle aussi à la collaboration de tous, à commencer par la douane par où ces équipements transitent.

S’agissant de ces réseaux, on apprend que tous ceux qui ont été arrêtés, leurs patrons ne se trouvent pas en Guinée. La compensation se ferait ailleurs et eux on leur vire leur salaire et les frais liés au fonctionnement du trafic. Ce problème n’est pas seulement guinéen. Beaucoup d’autres pays de la sous-région ainsi que plusieurs autres d’Afrique ne sont pas épargnés par cette fraude. Seuls des moyens importants et un travail d’équipes inter-États pourraient juguler ce phénomène, indique une source. En attendant cette franche collaboration, la Guinée compte sur l’ARPT.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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