Retard des élections locales : l’UFR accuse le RPG et ses alliés

On ne sait plus quand est-ce que les élections locales vont se tenir, malgré tous les accords, atermoiements, morts d’hommes, frictions entre partis, mésalliance et alliances. Aujourd’hui, c’est l’UFR qui accuse le parti au pouvoir et ses alliés de vouloir retarder l’organisation de ces joutes. C’est une annonce d’une radio locale le jeudi matin à Conakry.

Quoi de plus normal dès l’instant que l’UFDG et le RPG sont désormais perçus comme étant les deux partis qui entendent prendre en otage tout le système politique. Il reste que Dalein lui-même a récemment dénoncé le refus du pouvoir à organiser les élections. Cette sortie de l’UFR intervient au moment même où une vive polémique alimente les débats autour des accords en son point 2.

Quoi qu’il en soit, la proposition de modification de l’article est passée comme lettre à la poste, « il faudra, au regard du pacte de convergence  de la CEDEAO qu’il y ait un délai de 6 mois entre la mise en force d’une loi et l’organisation d’une élection. Donc, si la loi passe au mois d’avril, il faudrait au minimum 6 mois avant que les élections communales ne soient organisées si on veut respecter les procédures que l’Etat guinéen a ratifiées », se lâche Bah Oury, déjà opposé à ladite modification. Il a même signé une pétition contre ces dits accords politiques. Pour lui, les élections communales dans ce cas de figure n’auront lieu qu’au plus tôt en octobre. Donc, poursuit-il, ceux qui parlent des raccourcis pour aller vite cela veut dire que ce qu’ils ont fait, viole les principes républicains et donne un avant-goût de violation de la Constitution. Ce qui revient à dire qu’il y a un gros risque de report des consultations communales.

 

Il n’empêche qu’au niveau de l’UFDG, on exclue le couplage pour une raison évidente : « Dans le Code électoral, la durée de mandat dans les quartiers est fixée pour 4 ans, la Commune pour 5 ans. Même si vous arrivez à les coupler cette année, la prochaine fois, vous ne pourrez pas parce que les mandats ne finissent pas au même moment. » Pour Aliou Condé de l’UFDG, « Il faut faire en sorte dans un premier temps qu’on réussisse à mettre ensemble les communales et les districts, plus tard, coupler la présidentielle et les législatives, comme cela se fait ailleurs. Cela, pour qu’on ait au maximum deux élections dans un cycle de cinq ans. »

 

Une réelle incertitude !

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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