RÉVÉLATION: LE MENSONGE D’ETAT DU MINISTRE DE LA JUSTICE A PROPOS DU JUGEMENT DU DOSSIER DU 28 SEPTEMBRE

Quelques heures après la publication de mon article intitulé: 《Alpha Condé donne son accord pour le jugement en mars 2017 du dossier du 28 septembre par la CPI 》, un site d’informations guinéen a fait réagir le Ministre d’Etat Cheick Sakho de la Justice, qui séjourne actuellement à Brazzaville au Congo.

Là-dessus, le ministre a versé des réponses evasives et diplomatiques, en insinuant: 《Nous avons dit que le procès se tiendra avant la fin de 2017. Mais nous n’avons pas fixé une date précise pour le moment 》.

Cette réponse du ministre de la Justice – qui trahit la réalité du terrain – se justifie par deux raisons majeures:

– Premièrement, il se réserve le droit de garder le secret d’Etat portant sur la signature par son mentor Alpha Condé de l’accord relatif au transfert du dossier à la CPI. Il sait que la moindre faille à ce niveau pourrait lui coûter sa place;

– Deuxièmement, en ne reconnaissant pas la tenue programmée du jugement, courant 2017, le ministre pourrait s’attirer des soupçons provenant de la CPI pour mensonge d’Etat doublé de mauvaise foi des autorités guinéennes.

Monsieur le Ministre, soyez un peu sérieux et respectueux à l’endroit des Guinéens. Le commun des mortels sait, sans ambages aucuns, que la Guinée attendra encore plus de dix pour disposer des infrastructures et autres ressources matérielles, financières et humaines indispensables à la tenue d’un procès d’une telle envergure.

Mieux, comment ce procès peut-il être programmé pour se tenir en Guinée avant la fin de 2017 sans que la moindre rubrique y afférente n’apparaisse dans le projet de Loi de Finance de la même année? Sans compter la notoire instabilité politique et la gravissime insécurité qui ccaractérisentnotre pays. Que le ridicule ne tue pas.

Bref, je mets le Ministre de la Justice au défi de faire un démenti officiel de la signature par Alpha Condé de l’accord relatif au transfert du dossier du 28 septembre à la CPI et le jugement initialement projeté pour mars 2017, avec à la clé la mise à disposition de tous les inculpés en janvier prochain.

A ce moment, je me ferais le devoir d’étaler d’accablantes preuves matérielles de mes affirmations. Quitte à savoir si l’acte posé par Alpha Condé relève purement et simplement d’une manoeuvre dilatoire destinée à l’opinion nationale et internationale.

J’attends impatiemment la prochaine sortie du Ministre de la Justice pour mettre le pied dans le plat.

Dossier à suivre.

Mandian SIDIBE, Journaliste exilé

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