RPG-ARC-EN-CIEL : A la fronde s’ajoute la division

Lors de l’Assemblée générale hebdomadaire du RPG-arc-en-ciel de ce samedi 4 juin, quelqu’un a pompeusement prétendu que cette formation politique est partie pour diriger la Guinée pour au moins cinquante ans. Au regard de l’actualité de ce parti, une telle prétention, ne peut sortir de l’imagination que d’un responsable n’ayant pas le sens de la réalité. Autrement, pour le RPG-arc-en-ciel, la question qui vaille, c’est bien celle de savoir si le mandat en cours de son candidat arrivera à terme.

Déjà, depuis la réélection du président Alpha Condé, le parti est en proie à une fronde sans précédent. Se disant exclus et ne comptant que pour du beurre, la jeunesse militante reprochant notamment à la direction du parti de ne rien faire pour préparer la relève. Et c’est alors que cette crise-là dont un des épisodes symboliques aura été la fermeture du siège au quartier aéroport, n’avait pas connu de solution qu’ont surgi les propos du chef de l’Etat contre les cadres malinkés qualifiés de malhonnêtes. Un nouveau front qui risque bien de sonner le glas d’un parti dont le leitmotiv est de se comparer à l’ANC, en Afrique du sud.

En effet, avec le discours du 28 mai, c’est la scission du parti qui se dessine à l’horizon. Alpha Condé ayant dénoncé tout à la fois, les cadres qui ont trahi le parti depuis ses origines et les militants de la 25ème heure, on pourrait assister à deux vagues de départ. D’abord, de vieux militants à l’image de Sekou Savané, non contents de l’ingratitude qu’ils récoltent en contrepartie d’une constante bataille qui les a ruinés, pourront quitter par dépit. D’autant qu’ils sont désormais combattus par des opportunistes versatiles comme Taliby Dabo de Kankan. Ensuite, tous ceux dont le soutien et le ralliement au parti originel avaient permis de créer la dynamique d’ensemble qui a débouché sur le RPG-arc-en-ciel, réalisant que le greffage ne prend pas, pourront s’en aller sous d’autres cieux. Dr. Ousmane Kaba et Mamady Diawara sont de ceux-là. Précédés qu’ils sont par Papa Koly Kourouma et Makanera Kaké.

Au bout des bouts, le RPG est donc parti pour perdre de sa superbe et de son prestige. Bientôt, il ne sera plus qu’une coquille vide qui, aussitôt que le pouvoir passera entre les mains de quelqu’un d’autre, rejoindra la poubelle de l’histoire, comme ses ainés, le PDG et le PUP.

Anna Diakité,www.kababachir.com

 

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