SALAIRE IMPAYES AU GOUVERNORAT : Soriba Sorel s’explique

Pléthore de l’effectif, baisse des recettes des marchés et crise économique consécutive à l’épidémie à virus Ebola, ce sont là, entre autres, les explications données par le gouverneur de la ville de Conakry, Soriba Sorel Camara au sujet des salaires impayés de certains des employés relevant du gouvernorat. C’était à l’occasion d’une intervention qu’il a faite sur les ondes d’une radio de la place.

Alors que depuis quelques jours, une ambiance morose règne au gouvernorat de Conakry en raison du retard pris dans le paiement des salaires de certains des employés, Soriba Sorel Camara s’est exprimé ce matin sur la question. Niant les remous évoqués par les médias, il admet tout de même que certains employés n’ont effectivement pas encore perçu leurs salaires du mois de novembre. Dans la foulée, il s’empresse d’annoncer que la question sera réglée d’ici à demain jeudi. Mais en attendant, il donne des explications. Selon lui, le premier facteur, c’est le fait qu’avec l’institution du SMIG, à 440.000, la masse salariale s’est considérablement accrue. Ainsi, à l’en croire, à son arrivée, cette masse culminerait à 150 millions de GNF. Mais avec le SMIG, elle passe à 750 millions de GNF.

Pour faire face à une telle masse, il dit ne compter que sur les recettes générées notamment par les différents marchés de la capitale guinéenne. Dans les conditions normales, dit-il, ces recettes peuvent aller au-delà de 2 milliards de GNF. Mais dans les faits, en raison de la corruption, mais aussi de l’épidémie à virus Ebola, les marchés en question ne rapporteraient pas au-delà de 150 millions de GNF. Au passage, Soriba Sorel Camara a révélé que certains des employés du gouvernorat seraient non seulement fictifs mais non nécessaires. Dénonçant en substance la pléthore de l’effectif, il parle de 1622 employés pour une nécessité qu’il estime à pas plus de 400 personnes. Cette dénonciation est tout de même une critique à peine voilée de la gestion de la gouvernance de son prédécesseur, Sékou Resco Camara.

Anna Diakité, www.kababachir.com

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