Salifou Sylla dans les plumes du FAD et de Dalein Diallo

Salifou Sylla qui était récemment sur les ondes d’une radio locale trouve « très surprenant » la naissance du Front pour l’alternance démocratique. Mais, reconnait avoir vu ces hommes à l’œuvre, je les ai vus se disputer. » Pour lui, la meilleure façon de les séparer, ce sont les prochaines joutes électorales.

« J’espère qu’il y aura des élections transparentes dans ce pays et on va connaître quelle est la valeur de chacun ici, tant que les gens bavardent comme ça, je représente telle ou telle chose, il y aura les critères fondamentaux. Nous saurons qui est vraiment qui et qui représente quelque chose ici quand il y aura des élections, je les entends parler », déclare le doyen Salifou. Lequel se dit sidéré « quand il y a eu cette histoire d’argent qu’on a donné au chef de file de l’opposition, un budget de 5 milliards GNF par an. D’abord je n’ai pas apprécié que le chef de file de l’opposition accepte qu’un ministre du Budget l’appelle pour lui dire qu’on met 5 milliards à votre disposition. »

De l’avis du médiateur, « il devait y avoir une session budgétaire. Dans un État normal, toute attribution budgétaire doit passer par le projet de loi de finance, c’est l’Assemblée qui doit voter, il aurait dû refuser. Il ne devait pas tomber dans le piège. Un ministre vous appelle, on vous donne ça comme si on vous donnait une dotation, mais de quel pouvoir monarchique ? La session budgétaire venait de se tenir, si on pense que le chef de file de l’opposition a droit à un budget et c’est normal qu’il ait un budget, il a le budget parce que son parti est le premier en matière de nombre de députés, ce n’est pas un cadeau qu’on lui fait. »

Salifou Sylla caricature : « Le malheur de l’opposition ici c’est de suivre le pouvoir dans son contournement de l’application du droit. Je ne comprends pas qu’un pays puisse être paralysé pour une simple question d’élection des chefs de quartiers, c’est inadmissible. » Mais, il oublie que c’est le changement tant prôné par Alpha Condé ? Allons donc.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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