Saliou Béla Diallo se fâche contre Alpha : ce qu’on peut s’attendre…

Un Gnârimakha (laveur de chat, en langue sosso) qui manque d’audace et qui associe son hypothétique promotion dans le gouvernement à Dieu. C’est sous ce label bien pensé que se cambre un certain Saliou Bela Diallo dont la patience et l’esprit de revanche contre Dalein Diallo viennent de prendre fin. En sa qualité de pauvre porte-parole de la mouvance – un rôle de second couteau, pour faire espérer un transfuge tout-né du parti de Dalein – Saliou Béla rapporte sa misère au RPG.

Banni de l’UFDG et mal aimé au parti au pouvoir, le leader du parti AFIA (17 sièges aux communales). «Pendant la campagne de la présidentielle, lorsque nous sommes arrivés à Dionfo chez moi, le président Condé a pris ma main et a dit que je ne regretterais pas d’avoir choisi son camp et qu’il  va faire en sorte que nous soyons tous réconfortés », se confesse Saliou Béla Diallo dans un entretien à africa Guinée. Et de rêver, sans jamais connaître Alpha Condé : « Nos parents étaient certains que je devais être parmi les premiers participants de la Moyenne-Guinée cités dans la composition du gouvernement après les élections présidentielles de 2015. »

Il profite pour réactualiser son CV : « Etant donné qu’au cours de la transition j’ai été plébiscité trois fois meilleur ministre de la transition et j’ai plus de six diplômes que j’ai obtenu à l’extérieur avec trois que j’ai eu en Guinée. Donc je ne souffre d’aucun manque d’expérience (…), lorsque je suis arrivé dans l’enseignement technique et dès les premiers mois j’ai posé un diagnostic où nous avions 30 cadres supérieurs contre un cadre moyen et 35 cadres supérieurs contre un ouvrier. » Une preuve que Saliou Béla Diallo ignore tout du leader du RPG. Alpha Condé s’en fout des diplômes, certificats ou autres. Il a besoin de Gnârimakha fins qui sachent chanter ses louanges – comme le fait ce même Saliou Béla, mais dans la pire des manières, parce que mal inspiré – insulter les opposants, prendre la parole lors des assemblées du parti et mentir… Il se trouve que Saliou Béla Diallo n’a pas ces qualités. Il compose et redouble la classe. Le gouvernement a été remanié au moins trois fois. Il n’a rien trouvé.

Certaines sirènes ont été mutées, ou ont permuté. D’autres sont restés à leur poste. Le marché est étriqué. Saliou Béla Diallo, soûlé certainement par notre titre : ‘’Alpha Condé ou la Laboureur et ses enfants’’, sort des bois et dénonce tout dans la subtilité ce qu’il devrait faire avec fracas pour se faire entendre. Ce bruit inaudible n’ébranlera point Alpha Condé, à deux ans de la fin de son mandat. Saliou Béla n’a qu’à se contenter de sa trouvaille des communales, à dépenser de sa poche au nom du RPG, pour faire plaisir à son mentor. C’est un choix. Il doit l’assumer : «  Notre alliance avec le RPG a connu le maximum de difficultés… », conclut-il.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.