Saliou Béla met dos à dos Dalein et Bah Oury

« Il y a les points forts et les points faibles de chacun des deux. » C’est par cette phrase qu’entame Saliou Béla Diallo à propos de la friction qui existe entre Dalein Diallo et Bah Oury depuis bien des années. Ayant longtemps côtoyé les deux personnalités que tout divise, l’allié du RPG met dos à dos Dalein et Bah Oury.

Tout en accusant le second de rigidité et de vindicatif, rappelant au passage les grosses difficultés qu’avaient feu Bah Mamadou à le gérer. Cette description faite du personnage rappelle si harmonieusement celle déjà faite par un autre leader politique : Baadiko Bah.

Dans une interview accordée à un hebdomadaire guinéen, le président de l’UFD explique : Bah Oury était le responsable de l’une des cinq entités dénommée UFDG ayant fusionné en septembre 1991 pour former l’UFD. Mais quand on fusionne, cela veut dire – lorsqu’on est de bonne foi – que l’entité absorbée a cessé d’exister, au profit du nouvel ensemble. Or, après notre fusion, Bah Oury a continué à animer secrètement un petit clan au sein du parti unifié. C’est en 1998 que nous avons découvert que son entité était toujours maintenue, en violation de l’accord de fusion. » Cette description en dit long sur ce qui est réellement Bah Oury.

S’agissant de la crise qui mine la deuxième formation politique du pays, le patron de l’UFD avait estimé : « Ce sont les mêmes causes qui nous avaient amené à la scission de l’UFD à partir de 1995. Lorsque vous avez des gens appartenant à un même parti et qui estiment chacun de son côté qu’ils ne peuvent rester dans ce parti qu’à la condition d’en être le premier responsable, il est tout à fait normal que des conflits graves y éclatent. »

Et Baadiko d’accuser : « C’est la contestation par Bah Oury de la présidence de l’UFD par Feu le Professeur Alfa Ibrahim Sow, initiateur du parti qui a amené cette première scission. Nous sommes heureux que la situation ait été décantée pacifiquement à l’époque malgré les provocations qui étaient déjà présentes dans les débats. Chacun s’en était allé de son côté et c’est tant mieux ainsi. »

Si lui, il est tranchant, SaliouBela quant à lui ramène dos à dos Dalein et Bah Oury : chacun doit mettre de l’eau dans son vin. « Cellou doit revenir à la raison, parce que, un mauvais arrangement vaut mieux qu’un procès. » Et de conclure : « Il n’est jamais trop tard. »

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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