Salon du livre à Conakry: Un Écrivain Allemand échange avec des étudiants

Après son lancement le lundi 23 Avril, la 10ème édition des 72 heures du livre se poursuit sur l’esplanade du Palais du peuple à Conakry.

Pendant les 3 jours, cet événement culturel qui réunit à Conakry plusieurs hommes de culture, fait l’objet des expositions, ventes libres de livres, séances de dédicace avec des forums et débats autour de la lecture publique, des droits d’auteur, et de la diffusion de la culture guinéen et dans les zones éloignées du pays.

Ainsi, la journée du mardi 24 Avril était consacrée essentiellement à une rencontre d’échanges entre étudiants des différentes universités de la place et hommes de cultures.

C’est dans cette optique qu’un écrivain Allemand, qui prend part à la 10ème édition du salon du Livre à Conakry, a échangé avec des étudiants, ainsi que hommes des médias.

Âgé de 74 ans, Hans Christophe Buch, Écrivain Allemand, qui totalise déjà à son actif une trentaine d’ouvrages, dont le plus célèbre reste le roman ‘’Haîti Chérie’’,  où l’auteur raconte l’asservissement du peuple haïtien, auquel il aurait un lien parental, prend part à cette rencontre culturelle.

Mais ce n’est tout ! ‘’Voyage en Afrique extrême’’, est l’un de ses ouvrages dans lequel, Hans Christophe Buch témoigne des horreurs découvertes au cours de ses reportages en Afrique : la guerre et ses hordes de réfugiés, ses charniers et l’odeur de putréfaction,…

Selon l’Écrivain Allemand, ‘’écrire n’est pas une profession pour gagner de l’argent. Mais il faut continuer à travailler et aimer toi-même ce que tu écris, conseille-t-il aux jeunes étudiants, qui ambitionnent de se lancer dans cette activité.

Avant de préciser que : ‘’la littérature et la vie ne sont pas séparées’’, parce que, explique-t-il, ‘’Nous cherchons à être proches de la réalité.’’, rappelle le romancier.

Parlant spécifiquement de la littérature Africaine, Hans Christophe Buch, qui écrit ses ouvrages en langue Allemande, a peu de connaissance de la littérature guinéenne. Toutefois, le romancier Allemand dit avoir déjà lu ‘’l’Enfant noir’’ du guinéen Camara Laye et dispose de quelques amis écrivains Africains, comme Wolé Soyinka et Sembène Ousmane.

Face aux défis de la mondialisation, l’Écrivain Allemand, reconnait aujourd’hui, ‘’Qu’il y a une littérature mondiale et que la littérature est devenue une monnaie mondiale d’échange’’, citant l’exemple de Conakry capitale mondiale du Livre, qui vient de s’achever.

’La littérature, qui est un lieu de mémoire, reste  quand la politique tombe’’, rappelle le romancier Allemand qui exerce ce métier depuis une cinquantaine d’années.

Comme recommandation faite aux pouvoirs publics, Hans Christophe Buch, estime qu’il faut absolument ‘’créer des infrastructures et favoriser l’accès au livre et aux ordinateurs’’, car, conclu-t-il, ‘’lire et écrire sont étroitement liés’’.

A noter que la 10ème édition des 72 heures prendra fin ce mercredi 25 Avril.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.