Sanction de la CEDEAO : le branle-bas de Conakry à …New-York

Au niveau diplomatique, l’organisation a décidé de rappeler pour consultations par les Etats membres de la CEDEAO de leurs ambassadeurs accrédités auprès de la Guinée. C’est l’une des mesures de la CEDEAO.

Depuis New-York, Morisanda Kouyaté le patron de la diplomatie guinéenne se fait voix : « Je pense que tout ça sera calmé et qu’on puisse parler pour travailler ensemble. Parce que l’objectif n’est pas de trouver un vainqueur, mais de mettre en œuvre le programme du colonel Mamadi Doumbouya. Nous n’allons pas accepter que quelqu’un nous distraie de cela. On ne peut pas nous distraire ».

Loin de la Guinée, ce ministre indique : « Nous serons patients et compréhensifs pour que programme du Président soit mené à bien. Parce qu’au bout du compte c’est à lui que le peuple demandera des comptes. Il fait déjà bien son travail. Donc, on ne peut pas se laisser distraire. »

Seulement, « On avait annoncé des sanctions lourdes, il n’y en pas eu parce que beaucoup de chefs d’Etat nous ont soutenu. Je pense qu’il faut qu’on parle afin qu’on trouve un terrain d’entente qui favorise la Guinée ». En attendant, on apprend que les ambassadeurs à l’ONU du G5 (USA, Chine, Russie, Angleterre et France) apportent leur soutien à la Cedeao contre les putschistes ouest-africains.

Néanmoins, « La discussion est toujours possible à partir du moment où, ils peuvent nous apporter des éléments objectifs sur le contenu on peut tout discuter, nous l’avons dit clairement en combien de temps la CEDEAO estime que la Guinée puisse se doter d’un fichier électoral, issu d’un fichier d’état civil qui garantisse la qualité et l’adhésion de tous, parce qu’il faut le faire de façon à ce que chacun puisse avoir les moyens de contrôler ce fichier et de s’assurer que les parties qui lui concernent y sont. Donc, c’est cela qui nous intéresse. Si la CEDEAO estime que ça c’est faisable en trois mois la transition prendra trois mois. Donc, ce n’est pas la durée qui pose problème. »

De l’avis d’un leader politique, en l’occurrence Bah Oury, « Pousser les choses à ce qu’elles se détériorent avec un partenaire sous-régional c’est aller dans un sens contraire aux intérêts de l’ensemble du peuple guinéen. Pour réussir la transition, nous avons besoin de la coopération internationale, pour aider à financer techniquement et financièrement et même sur le plan logistique, certaines réformes indispensables pour qu’on puisse avoir une feuille de route satisfaisante. Donc, il est de notre intérêt vital pour la transition, pour l’intérêt de notre pays de coopérer avec la CEDEAO. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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