Scrutin du 18 octobre : La Mission conjointe CEDEAO-UA-ONU parle d’une « élection crédible et paisible »

La Mission conjointe CEDEAO-UA-ONU a bouclé sa mission pré-électorale en Guinée.  Après différentes rencontre effectuées avec les différents acteurs du processus électoral, les émissaires de la CEDEAO, de l’Union Africaine et l’ONU, ont fait le point de la situation à deux semaines de l’élection présidentielle prévue le 18 octobre prochain.

Dans une déclaration lue par le Général Jean Francis Béhanzi, président de la commission affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO, la mission dit avoir rencontré les acteurs majeurs du processus du processus électoral afin d’encourager et d’approfondir le dialogue entre les différents acteurs et les partis prenantes politiques du pays, en vue de garantir une élection crédible, transparente, inclusive et surtout sans violence.

Au terme de leur séjour en Guinée, la mission « a noté avec satisfaction la volonté des autorités guinéennes à promouvoir une élection crédible et paisible. »

A ce titre, ajoute le porte-parole des émissaires,  la mission s’est félicitée de la « préparation des différents volets techniques de cette élection. Elle s’est félicitée aussi de l’audit du fichier électoral jugé suffisant par sa qualité et qui devra permettre des élections fiables. »

Face à la montée des violences verbales lors de la campagne électorale, « La mission a exprimé sa vive préoccupation par rapport au manque de confiance entre les acteurs. Elle a condamné fermement les violences et les discours haineux à relent ethnique en particulier susceptible d’encourager des violences. »

Par ailleurs, « La mission conjointe a exprimé ses condoléances aux familles des victimes de ces violences. Elle demande aux autorités de rechercher les responsables et d’engager des poursuites contre les auteurs de ces actes. »

Devant les risques de violences, « La mission a par ailleurs encouragé les autorités à sécuriser le processus électoral, tout comme la protection de l’intégrité physique des candidats et de leurs militants avant, pendant et après le scrutin ; et, plus largement, au respect des droits de l’homme. »

Et pour conclure, « La mission conjointe appelle à la nécessité du dialogue entre candidats et acteurs politiques, ainsi que la signature urgente d’un code de bonne conduite avant l’élection et de s’abstenir d’annoncer les résultats avant les organes chargés de le faire selon la loi ».

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.