Scrutin du 22 mars : L’ONU condamne l’usage « excessif de la force »

Les violences meurtrières intervenues avant, pendant et après le double scrutin controversé du 22 mars préoccupent la communauté internationale. Après la France, qui ne reconnait pas ces élections, en raison du caractère « non inclusif et non consensuel », c’est au tour de l’ONU de contamner avec la plus grande fermeté l’usage excessif de la force, qui a endeuillé de nombreuses familles.

Par la voix du Représentant spécial de l’ONU en Afrique de l’Ouest et du Sahel, l’ONU estime qu’un sursaut de tous les guinéens est urgent pour refuser la violence et s’unir pour consolider la paix, la stabilité et le développement en Guinée.

Mohamed Ibn Chambas condamne avec la dernière énergie, les violences ayant entrainé des cas de morts à Conakry et à l’intérieur du pays. Voici un extrait de la déclaration du Représentant spécial de l’ONU en Afrique de l’Ouest et du Sahel,

 

« Je condamne avec la plus grande fermeté tous les actes de violence, l’usage excessif de la force qui ont provoqué des pertes de vie humaines et de nombreux blessés, ainsi que les violences à connotation intercommunautaire qui se sont déroulés dans la région de N’Zérékoré.

Dans un moment inédit où le monde entier se mobilise pour protéger des vies humaines contre la pandémie du COVID-19, les autorités guinéennes et tous les acteurs nationaux ont la responsabilité politique, morale et éthique de s’unir pour protéger les citoyens de la pandémie et de la violence.

Je présente mes sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple guinéen. J’appelle, en ces moments difficiles, les autorités nationales, les leaders religieux et communautaires, les responsables politiques, les acteurs de la société civile et tous les citoyens, à se mobiliser contre la violence et à s’engager dans le dialogue pour sortir de la crise. Plus que jamais, un sursaut de tous les guinéens est urgent pour refuser la violence et s’unir pour consolider la paix, la stabilité et le développement en Guinée », a déclaré Mohamed Ibn Chambas.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.