Se servir de Malick Condé, frère du Président pour exister

« J’ai le malheur de ne pas connaitre les cadres guinéens. C’est mon frère qui connaissait les cadres guinéens  parce qu’il était là, il vivait avec eux. Mon malheur, c’est qu’il est mort  quatre jours avant mon investiture. Sinon, la majorité des membres du gouvernement n’allaient pas être membres du gouvernement.»

Cette seule confession d’Alpha Condé datant de la célébration de la journée internationale du travail, le vendredi 1er mai 2015 en dit long sur les motivations de Bantama Sow à insulter les leaders politiques d’opposition. Le ministre vient de loin. Pourtant Alpha Condé avait dénoncé : « Beaucoup de responsables ne sont pas responsables. Cessons la démagogie. » La leçon est mal apprise par l’actuel ministre des Sports.

Il excelle donc dans la litanie, en interpelant Ousmane Kaba : « Je parle de mon frère Ousmane Kaba. Le seul conseil que je lui prodigue, la salle Malik Condé (la salle de spectacle de l’université Kofi Annan porte le nom du défunt jeune frère d’Alpha Condé, NDLR), est un symbole, symbole de l’amitié, symbole de la lutte politique, de la lutte pour la démocratie. Je lui demande pour l’amitié qu’il a eue pour Malik Condé, ce qui l’a poussé à donner le nom de Malik à sa salle, je lui demande de ne pas donner l’occasion à des troubadours, des tapeurs de Tabala, comme les Fodé Oussou, de venir dans cette salle, salir l’image du président Alpha Condé. C’est le seul service que je lui demande. Ils peuvent aller là où ils veulent, dire ce qu’ils veulent. Ou la moindre des choses, c’est de changer le nom. Nous Malik, c’est notre maître. »

S’agissant de Dalein, Bantama dégaine : « S’il est prince, alors il faut l’introniser comme le roi de Labé. Qu’il quitte la politique, on l’intronise Elhaj Mamadou Cellou Dalein Diallo, roi du Foutah, mais comme il n’y a plus de royauté en Guinée, en Guinée, nous nous battons pour la démocratie. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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