Sédentarisation dans le public : Alpha doit bannir…

A multiples reprises, Alpha Condé intervient au cours des conseils des ministres, pour afficher sa réelle volonté à en finir avec la sédentarisation des cadres à des postes de responsabilité au niveau de l’administration publique ou mixte. Sauf que depuis ces apparitions, rien ne change. Les mêmes sont encore aux postes.

Certains dix ans, d’autres plus encore. Intouchables, inchangeables, indéboulonnables. Cette situation concerne des membres des cabinets ministériels, des directeurs généraux d’établissements publics, etc. Et désormais, des ministres. Il y en a en effet qui sont en fonction depuis l’arrivée d’Alpha Condé à la tête du pays. Ces hauts cadres n’ont jamais quitté les fonctions, à part permuter de départements. Comme c’est le cas d’un certain Oyé Guilavogui : des Télécoms, aux Transports, puis à l’Environnement. Damantang Camara, Ibrahima Kourouma et Cie ont fait la pluie et le beau temps. En fonction, puis dégommés, repris ensuite. Les mêmes sont là, en perpétuel recommencement. En perpétuel recyclage. Les seuls bien formés, les seuls capables, les seuls loyaux, les seuls militants, etc. Ailleurs au niveau des Etablissements publics, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Malick Sankhon en est une parfaite illustration.

Et pourtant, le RPG ne manque pas de cadres au sang neuf, bien formés, bien qualifiés et bien portés sur les résultats, loin des couleurs politiques. Avec ce gouvernement en gestation, Alpha Condé doit se faire violence afin que lui-même donne l’exemple de la fin de la sédentarisation et du recyclage des cadres.

Un exercice qui se révèle ardu pour lui, car, chez lui, pendant dix ans, ce n’est plus la méritocratie qui prévaut dans le choix mais, le militantisme. Ce n’est plus la valeur du cadre qui prime, mais, la récompense de celui qui a fait des gaffes dans la gestion. Ce n’est pas la condamnation qui compte, mais la complaisance et l’impunité. Avec cette posture, il est difficile donc de trouver de la place pour le ‘’Gouverner autrement’’.

A moins qu’on ait en face, un slogan creux.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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