Pourquoi, selon Salmana DIALLO de la société civile, il est dangereux d’organiser les communales sans les locales?

La commission électorale semble à nouveau avoir créé la polémique autour des prochaines élections. En effet, l’institution propose de se contenter des communales au détriment des locales. C’est pourquoi l’annonce de la date du 18 décembre pour la ténue des premières suscité pas mal de réaction. Outre l’opposition, d’autres acteurs se font voix pour exprimer leur désapprobation. Interrogé par des confrères d’une radio privée basée à Conakry, le président du CONOSC-DDG (conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée) a mis en garde : « Ce n’est pas normal d’organiser les élections communales et laisser celles des quartiers et des districts. C’est vraiment gauche d’amener les Guinéens chaque année à des élections. Ce n’est normal de séparer ces scrutins au risque d’avoir des chefs des maires élus et des chefs de quartiers et districts nommés par arrêtés ministériels ou par décisions des gouverneurs » soutient Salman DIALLO.

Et le président-fondateur du CNOSC-DDG de poursuivre : «  J’ai vécu l’expérience lorsque je président le démembrement de la CENI à Dixin. Là, à l’époque les chefs des quartiers nommés par arrêtés n’avaient aucune considération pour le Maire par intérim en la personne d’Aboubacar SOUMAH, actuel député uninominal de ladite commune. D’expérience, je sais que des maires élus ne pourront pas gérer les chefs des quartiers et districts nommés ».

Pour l’heure, l’opposition n’a pas harmonisé ses idées sur la question. Cependant, certains leaders, comme Dr Faya MILIMOUNO du Bloc Libéral ou encore, Aboubacar SYLLA, de l’UFC (union des forces du changement) pour ne citer que ces deux là ont clairement rejeté la proposition de la CENI.

Oumar Rafiou DIALLO, www.kababachir.com

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