Sidy Souleymane N’diaye : l’inélégance égarée !

« Nous comptons très prochainement saisir la justice
internationale sur l’indépendance de la justice guinéenne car les
propos – « L’Etat n’a jamais tué, ceux qui tuent sont ceux qui
veulent prendre le pouvoir par la force » – du procureur de la
République Sidy Souleymane N’diaye prouvent à suffisance
l’inféodation de cet appareil au service de l’Exécutif… »

Ce n’est pas tout : « Dans notre signalement à la CPI, nous
solliciterons que monsieur Sidy Souleymane Ndiaye soit
entendu car il est un rouage cardinal de cette mécanique
répressive. Il se trouve dans la juridiction qui a connu le plus
de morts et de blessés mais aussi détenant l’essentiel des
résultats d’autopsie qu’il refuse de remettre aux familles des
victimes lâchement assassinés », annoncent Maître William
Bourdon et Maître Vincent Brengarth, avocats du FNDC pour la
cour pénale internationale CPI

Certains le qualifient de tête brûlée. D’autres de procureur têtu.
D’autres encore le taxent de zélé par essence et à la solde du
régime d’Alpha Condé. Sidy Souleymane N’diaye se met de plus
en plus à l’étroit. Il multiplie les sorties inélégantes. Il
additionne les zèles et multiplie par zéro toutes les menaces qui
planent sur lui, après Alpha Condé ou après que celui-ci va le
lâcher. Ce procureur zélé a parlé de lui avec le cas Boubacar

Diallo, alias  » Grenade » et il s’est affiché avec d’autres cas
hautement politique. C’est est un magistrat belliqueux. Sauf
qu’il ne fait sortir ses muscles que lorsqu’il est en face des
opposants au régime d’Alpha Condé.

C’est ainsi qu’à l’occasion du procès de l’activiste de la société
civile, Oumar Sylla dit Foniké Mengué, le jeudi, 20 août 2020 au
tribunal de Dixinn, le même procureur brandit une autre
menace, celle qu’il avait déjà brandit depuis ans : « Je profite
de l’occasion pour le dire, tous ceux qui troubleront l’ordre
public, le procureur que je suis, sera intolérable face aux
commanditaires. Je suis là pour réprimer ceux qui troublent
l’ordre public. (…) Quand vos messages manquent de décence,
on vous poursuit. »

Mais où était Sidy Souleymane N’diaye, lorsque des militants du
RPG qualifiaient une ethnie d’Ethiopiens ? Où était-il lorsque
Sheick Affan, à visage découvert déclare avoir été l’instigateur
de dérives, à l’encontre d’une communauté ? Où était aussi ce
procureur, lorsque des RPGistes affichés sur Facebook
revendiquaient les incendies sur des boutiques et magasins à
Madina ? Où était enfin Sidy Souleymane N’diaye avec toutes
les tueries sur l’Axe ? Que peut-on vraiment attendre de ce
procureur à qui on prête cette déclaration : « L’Etat n’a jamais
tué, ceux qui tuent sont ceux qui veulent prendre le pouvoir par
la force’’ ?

Sidy a certainement des ambitions inavouées. Soit il cherche un
poste ministériel, soit un poste plus costaud dans l’antre de
l’appareil judiciaire de l’Etat. Sinon, rien ne saurait justifier
l’acharnement pour une justice à deux vitesses. Mais, l’homme
fait déjà partie de ceux qui ont fait l’histoire sans l’avoir écrite.
Mais, la fin c’est déjà demain !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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