Sidya Touré : «Nous ne croyons pas à ces élections… »

De retour en Guinée après un long séjour à l’étranger, l’opposant Sidya Touré s’est prononcé sur la situation sociopolitique en Guinée largement dominée par la tenue, le 18 octobre prochain de l’élection présidentielle.

Même si pour l’instant, il est prématuré de dire que l’UFR ne prendra pas part aux élections, Sidya Touré ne croit pas à la sincérité du scrutin et reste droit dans ses bottes.

« Dans le cadre du FNDC, on a dit que nous ne participions pas. Nous ne voulons pas d’un 3ème mandat. Nous refusons la modification constitutionnelle. Nous ne reconnaissons pas l’Assemblée nationale (…). Nous, nous ne croyons pas à ces élections. Ce à quoi nous croyons, c’est la dissolution de l’Assemblée nationale ; et, le fait qu’on ait dit qu’on a voté une constitution ; et, après, quelqu’un a pris un crayon et une gomme pour modifier des articles et publier son nouveau texte. Ce n’est plus un Etat. Donc, ces élections, il n’y a pas d’enjeux. Si Alpha est là, il fera comme il l’a fait avec sa constitution, c’est-à-dire pour se déclarer vainqueur d’une élection qui n’a pas eu lieu. Les élections, c’est d’abord le consensus autour d’un certain nombre de trucs essentiels.», a rappelé le Président de l’UFR.

Poursuivant, Sidya Touré : « Les choses ont été bafouées par la préparation de ces élections. Vous avez le fichier électoral, ces gens pour 12 millions d’habitants, ils ont commencé avec 11 300 000 électeurs. Après, ils sont descendus à 8 000 000 électeurs ; puis, ils sont descendus à 7000 300 électeurs. Quand nous, nous avons dit que nous ne pouvons pas aller à ces élections parce qu’il y a 2 000 000 électeurs fictifs, on nous a mis à l’écart. Il a fallu que l’OIF se lève pour nous appuyer. On dit bon, on va appeler 3 experts de la CEDEAO qui vont venir nous aider à extirper les 2 000 000 électeurs. Donc, nous sommes sur la même voie encore», a-t-il tenu à préciser.

Déjà, certains membres du FNDC ont déjà annoncé leur candidature avec ou sans Alpha Condé. Il s’agit d’Ousmane Kaba et Abdoul Kabélé Camara. De son côté, Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG, principal opposant du régime, a entamé une consultation des instances de son parti pour décider de sa participation ou pas à une présidentielle dont les enjeux sont énormes.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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