Sidya Touré : Pourquoi mon parti n’est pas dans le gouvernement ?

Dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec les acteurs politiques et les institutions de la République,  le nouveau Premier ministre était ce jeudi au domicile du leader de l’Union des Forces Républicaines (UFR), troisième force politique du pays.

Les entretiens entre Kassory Fofana et Sidya Touré ont porté sur la situation sociopolitique du pays. La démarche vise à promouvoir l’ouverture vers les acteurs politiques en vue de jouer à l’apaisement, au lendemain de sa nomination, dont l’objectif est de faire face aux crises politiques et sociales qui prévaut dans le pays, suite au contentieux électoral.

Au sortir de leurs entretiens, le leader de l’UFR est revenu sur les différents points auxquels ils ont échangé.

« Nous avons dit que nous étions prêts à faire notre part. Donc, il est certain que chacun de nous va faire sa part. Nous sommes dans une crise actuellement qui vient des élections qu’on a connues en février, il faut que justice se fasse et que nous soyons assurés que le processus électoral soit plus transparent que possible afin de permettre aux partis politiques de maintenir cette sérénité. Il a expliqué qu’il était nécessaire pour le gouvernement d’avoir un calme relatif pour lui permettre d’assurer ceux qui viennent investir chez nous. Parce que c’est le secteur privé. Et le secteur privé est particulièrement sensible à la situation que nous constatons dans notre pays. », explique Sidya Touré qui s’exprimait devant la presse locale au sortir des entretiens.

S’agissant de la non participation de sa formation politique dans le nouveau gouvernement, le leader de l’UFR n’est pas passé par mille chemins. Sidya Touré dira tout simplement « J’ai évoqué le fait que nous n’avons pas envoyé de ministre au gouvernement. Au lendemain des élections de février, j’avais rencontré le Président et je lui avais exprimé mon désaccord par rapport à la manière par laquelle le processus s’était déroulé. A la suite de cela, le conseil politique du parti a décidé de ne pas participer au gouvernement, parce que nous avons estimé que nous n’avons pas été entendus en ce moment dans le cadre de ce processus », se justifie –t-il.

En attendant la fin des passations des services, Kassory Fofana, poursuit son offensive vers les institutions et les acteurs politiques pour tenter de rassurer les uns et les autres sur la disponibilité de son gouvernement à œuvrer en faveur d’un climat apaisé.

Après chez Sidya Touré, Haut Représentant du Chef de l’Etat, Kassory Fofana s’est rendu au siège du Conseil Économique et Social, puis au siège de l’Institution Nationale des Droits Humains.

 

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

 

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