Signature de l’accord politique : une partie de l’opposition et la société civile ne décollèrent pas

Si le RPG/Arc-en-ciel et l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) affichent leur satisfaction suite à la signature des accords politiques mercredi dernier, d’autres partis membres de l’opposition et certains acteurs de la société civile n’ont pas la même lecture des conclusions. Ces «opposants» continuent de dénoncer certains points du document final. Les points qui fâchent sont entre autres, le mode de désignation des chefs de quartiers et des présidents de districts, la Commission électorale nationale indépendante (CENI)…

Pour Dansa Kourouma, le président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne, la désignation des conseils de districts et des chefs de quartiers constitue le vrai problème qui fait couler de salive, et constitue une violation du Code électoral.

François Bourouno du Parti de l’espoir pour le développement national (PEDN) estime pour sa part que les accords de 2013 et 2015 comportent des points plus bénéfiques qu’on devrait renouveler. «Cet accord viole la loi car il retire un droit aux citoyens […] Ça sera un manquement grave à la démocratie», a assuré le porte-parole du PEDN.

Même son de cloche du côté de Salmana Diallo, qui propose qu’on revienne sur les points conflictuels. «On voit que les partis politiques veulent monopoliser l’affaire d’élections. Ce n’est pas normal de designer les chefs de quartiers», s’est-il insurgé. Cette autre plateforme de la société civile dirigée par M. Diallo exige que les chefs de quartiers et les présidents de districts soient élus par le vote citoyen.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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