Situation politique en panne : Dalein, désespéré ?

« Vous savez, on a un problème dans ce pays. C’est qu’on ne respecte pas les accords politiques. On avait déploré le fait que pour aller au dialogue on avait demandé à ce que le président de la République, qui est la clé de voûte de toutes les institutions, chargé de veiller sur leur bon fonctionnement, s’engage à faire respecter par toutes les autres institutions, les décisions de l’accord. Malheureusement, ici on note qu’une décision de l’accord politique portant sur la création, l’organisation et le fonctionnement d’une nouvelle CENI (Commission Électorale National Indépendante) n’a pas été annoncée. »

Ce long extrait Dalein Diallo rapporté par Guinée matin en dit long sur son état d’âme et la lassitude qui saisit l’opposant. Il est désespéré. Les manifs de rue de semblent plus apporter du fruit. Trop de morts d’hommes pour rien. Lui-même il l’a dit et redit. Il y a quelques jours, il déclarait aux micros de nos confrères de Nouvelle de Guinée : « On n’a aucune visibilité. Je dois l’avouer. Le gouvernement et la CENI s’étaient engagés à les organiser au mois de février. »

Malheureusement, regrette-t-il, « cette échéance n’a pas été tenue. Le drame, c’est que nous n’avons aucune visibilité. Il faut constater et déplorer que toutes les décisions contenues dans cet accord, aucune n’a été mise en œuvre dans les délais prévus. La CENI devait lancer un appel d’offres pour le recrutement du cabinet chargé d’auditer le fichier électoral. C’était prévu au mois de novembre. Jusqu’à présent, ce n’est pas fait. Le code électoral amendé devrait être adopté à la session budgétaire, c’est-à-dire au mois de novembre. Il ne l’a pas été. Les élections locales étaient prévues pour le mois de février. Elles n’ont pas eu lieu. La Haute Cour de Justice qui devait être mise en place ne l’a pas été. L’indemnisation des victimes des violences lors des manifestations pacifiques n’a pas encore commencé. »

Dalein Diallo est dépité. Il ne sait plus ce qu’il faut faire. Bonjour la hantise et le regret d’accepter les chaudes poignées de mains devant camera et flashes avec Alpha Condé, juste pour lui donner un certain crédit : un démocrate qui rassemble et qui dialogue. Grosses erreur !

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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