Société-Boké: la jeunesse entre le chômage, l’espoir et la paresse

 

Attirée par le gain facile d’argent, la jeunesse de la préfecture de Boké, une zone minière par excellence, est plongée dans la consommation du thé, du café noir, des jeux de hasard, de la vente de friperie, du carburant le  long des carrefours et de la conduite de motos-taxis.

On dénombre parmi ces jeunes, des brevetés, bacheliers et des diplômés sans emploi. Chaque jour que Dieu fait, ces jeunes filles comme garçons, trottinent à la recherche de la clientèle qui, souvent, se gagne difficilement.

Pire ! Il y a aussi, dans les quartiers et villages environnants, une autre catégorie de jeunes dont les frères, grands, sœurs et connaissances leur auraient promis des visas, des billets pour l’eldorado.

Or, leur localité est dotée d’un grand Centre de formation professionnelle (CFP), favorable à l’apprentissage des métiers, véritables libérateurs de l’homme.

Malheureusement, peu d’entre ceux qui réclament le travail décent, ne s’intéressent à la formation professionnelle qui, pourtant, pourrait leur permettre de répondre, en grande partie, aux exigences des Sociétés et Compagnies minièresen quête d’une main d’œuvre locale qualifiée.

Hélas ! Tel n’est pas le cas à Boké où, la main d’œuvre locale est peu sollicitée à cause de ses insuffisances. Donc, elle attire peu, l’attention des patrons des firmes étrangères qui ne cessent d’atterrir dans la Région.

A preuve. Ils sont nombreux les jeunes de Boké qui échouent aux tests de recrutement organisés par des Sociétés minières évoluant dans la préfecture de Boké.

A Boké, avoir un taxi-moto, ne suffit pas pour faire face aux besoins primaires. C’est pourquoi, les conducteurs de motos-taxis éprouvent d’énormes difficultés liées à la collecte de recettes qui ne couvrent pas leurs besoins essentiels de leurs familles respectives.

La vie à l’intérieur étant si dure, il est aisé de croiser, le long des artères, des colonies de piétons parce que, tout simplement, ils ont du mal à investir leurs reliquats dans le déplacement coûtant entre 2, 3 et 4 mille francs guinéens seulement.

Bref, à Boké, des chercheurs d’emplois ont élit domicile dans des bars café, kiosques de la Société Guinée Games, du pari mutuel de Guinée (PMU)et autres gargotes de la commune urbaine (CU).

Quand même, beaucoup de ces chômeurs vétérans caressent l’espoir pour un lendemain meilleur:

« Ici, c’est chez nous. Quel que soit le temps que cela prendra, nous aurons de job. Nous sommes très patients. Avec la venue massive des sociétés minières, un jour, qu’on soit bien ou mal formé, nous aurons tous du travail ici. Si ce n’est pas ici, mais c’est ailleurs. Dans la vie, Dieu est pour tout le monde…», refrain commun des quémandeurs d’emploi.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com à Boké

 

 

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