Société-Boké: la Mairie fermée, des mariages célébrés sans papiers légaux

Depuis la fermeture de la Mairie jeudi, 06 janvier 2017 par les conseillers communaux de la délégation spéciale (DS) de la préfecture de Boké, la population peine à célébrer les mariages sans des agents d’Etat Civil qui, en réalité, sont maîtres des cérémonies civiles dans les communes du pays.

Depuis le jeudi dernier, ils sont nombreux les citoyens qui se talonnent à la devanture du siège de la Mairie dont les activités tournent au ralenti.

Aujourd’hui, les parents dont les enfants convolent, n’ont pas immédiatement accès aux actes de mariages et extraits de naissances qui, pourtant constituent un droit pour les tous les citoyens. Bienvenue aux cérémonies religieuses.

A l’heure, il n’y a même pas de service minimum pour au moins, enregistrer les jugements supplétifs en provenance de la Justice. Cela est un véritable calvaire pour les pères et mères de familles qui viennent pour le retrait.

Rencontré lundi, 09 janvier 2017, le Secrétaire général (SG) de la Commune, El Hadj Nouhan Kaba a indiqué : «Si la clé était les frondeurs, on aurait pu trouver une issue à la crise. Mais la clé se trouve avec la préfecture qui est la tutelle. Donc, le général pèse moins dans la balance. Sinon, même moi, j’ai envie de travailler maintenant, sur mon budget de l’année 2017. Que faire ?…»

A l’heure, les frondeurs (conseillers communaux) sont allergiques à toutes sortes de négociations. En attendant, les locaux de la Mairie de Boké restent et demeurent bouclés.

Aux dernières nouvelles, le Ministère de l’Administration du Territoire et de la décentralisation (MATD), est saisi du dossier (bras de fer président délégation spéciale-conseillers communaux) qui se donnent en spectacle.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com

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